Au Gabon, la toile se referme sur les libertés numériques malgré les VPN. Depuis le 17 février 2026, les réseaux sociaux restent muselés par décision administrative. Ce silence imposé ressemble à un couvre-feu digital. Toutefois, la population refuse de baisser les bras.
Un collectif d’ONG a saisi la justice samedi 11 juillet 2026 à Libreville. Il dénonce une vague de piratages touchant WhatsApp et Facebook. Par ailleurs, cinquante plaintes ont afflué de tous les horizons sociaux. Ainsi, le tableau dépeint une population prise au piège des cyberattaques.
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Le VPN, cheval de Troie involontaire
Pour contourner ce blackout numérique, des milliers de Gabonais utilisent des VPN. Ce contournement, censé garantir la liberté, ouvre pourtant une brèche. Selon Patrice Thérence Mezui, porte-parole du collectif, les indicatifs +500 et +600 reviennent sans cesse. En effet, ces numéros étrangers trahissent des pirates situés hors du pays. Ainsi, la fracture numérique devient une porte d’entrée pour la cybercriminalité. De plus, ce paradoxe technologique illustre les limites d’une censure mal maîtrisée.
Une justice prise dans l’engrenage administratif
Le collectif a d’abord saisi le tribunal de première instance. Celui-ci s’est déclaré incompétent, comme un mur érigé contre les plaignants. Ensuite, la juridiction supérieure a rendu le même verdict. Face à cette impasse, une ultime plainte a atterri au Conseil d’État. Le collectif attend désormais une décision, sans échéance annoncée. Néanmoins, l’espoir demeure intact pour les plaignants.
Pour Mezui, cette suspension viole la Constitution. Il dénonce un silence numérique imposé d’en haut. Par conséquent, il martèle une violation des libertés fondamentales. Selon lui, ce verrou administratif broie les droits élémentaires des citoyens. Or, l’exécutif reste droit dans ses bottes.
Des revendications claires face au mutisme officiel
Le collectif exige la levée immédiate de cette suspension. Il réclame également la promulgation de la loi sur les réseaux sociaux, déjà votée au Parlement. Enfin, il propose l’ouverture de négociations nationales. L’objectif est de bâtir un consensus durable entre pouvoir et société civile. À cet égard, le dialogue semble l’unique issue raisonnable.
De son côté, la Haute autorité de la communication justifie sa décision. Elle invoque la lutte contre les désordres informationnels et le cyberharcèlement. Cependant, pour la société civile, cette mesure ressemble à un bâillon permanent. Elle y voit une atteinte grave à l’État de droit.
Une fracture numérique aux conséquences réelles
Ce bras de fer illustre une fracture plus profonde. D’un côté, un pouvoir soucieux de contrôler le récit numérique. De l’autre, des citoyens en quête de connexion et de sécurité. Entre les deux, des pirates prospèrent dans l’ombre laissée vacante et non maitrisée par les VPN. Désormais, chaque camp campe sur ses positions.
Le Conseil d’État tranchera bientôt ce dossier sensible. Son verdict pourrait rebattre les cartes du débat numérique gabonais. En attendant, chaque clic reste un pari risqué. Car la parole numérique demeure sous surveillance étroite à Libreville.
Pour l’instant, aucune date d’audience n’a filtré. Pourtant, l’attente pèse lourd sur les plaignants avec les VPN. Chaque jour de silence ressemble à une prison invisible. Malgré tout, le collectif garde espoir. In fine, ce combat questionne durablement la place des libertés fondamentales au Gabon.










































