Le co-président de la majorité présidentielle, Alain-Claude Bilie-By-Nze a émis le mardi 21 février 2023 la volonté pour le camp de la majorité présidentielle de voir le Président de la République être élu par les parlementaires, les députés et les sénateurs alors qu’il est clairement établi que le Parti démocratique gabonais (PDG) a toujours été dominant au parlement.
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Ce qui paraissait être les bruits des couloirs s’avère une vérité: la majorité présidentielle souhaite une réforme qui conduirait désormais le président de la République à être voté par les parlementaires, c’est-à-dire par le suffrage universel indirect. Cela signifie que le peuple n’aura plus à décider de l’élection du président de la République qui exerce un pouvoir direct sur lui.
Le Conseil des ministres du lundi 20 février dernier a adopté le décret sur les travaux de la concertation politique longtemps exigé par l’opposition et si elle accepte que le président soit désormais élu par les parlementaires, le citoyen sera relégué au second rang puisqu’il va conférer son pouvoir aux députés et aux sénateurs.
Un argument tiré par les cheveux
L’argument qui conduirait les délégués de la majorité à justifier un éventuel changement de la Constitution qui transférait le pouvoir du citoyen à choisir lui-même son propre président de la République semble être tiré par les cheveux. “Ils soutiennent notamment qu’exclure les citoyens du vote serait une source d’économie pour l’Etat “, a annoncé l’économiste gabonais Mays Mouissi.
Update : Ce mardi à la concertation @BilieByNze et sa délégation ont proposé que le Président de la République soit désormais élu par les députés et les sénateurs. Ils soutiennent notamment qu’exclure les citoyens du vote serait une source d’économie pour l’Etat. #Gabon https://t.co/bzMxVxbHtD
— Mays Mouissi (@mays_kinga) February 22, 2023
Plusieurs dépenses très coûteuses et moins importantes qu’une élection présidentielle sont pourtant légions dans notre pays, y compris les détournements, mais elles semblent moins préoccupantes pour l’Etat que le choix du dirigeant du pays.
Par ailleurs, aucun pays d’Afrique noire francophone n’élit son président de la République par le parlement. Le fait que le président de la République soit élu par le parlement est une culture anglophone où le les parlementaires sont élus démocratiquement par le peuple et lesdits parlementaires sont très indépendants et surtout redevables vis-à-vis de ce meme peuple. C’est une réal réalité qui ne peut vraiment passer chez nous.
Dans tous les cas, l’opposition s’est vigoureusement opposée à cette proposition de la majorité. Malgré tout, elle fait déjà couler beaucoup d’encre et de salive dans l’opinion.










































