Libreville a vécu, ce mercredi 17 décembre 2025, un moment institutionnel de haute portée symbolique avec la cérémonie officielle de clôture de la mandature du Sénat de la transition. Un rendez-vous solennel, à la hauteur des attentes d’une Nation engagée dans la refondation de ses fondements politiques et démocratiques.
Aux côtés du ministre d’État, ministre de l’économie et Vice-Président du gouvernement par intérim, le ministre de la réforme et des relations avec les Institutions, François Ndong Obiang, a pris part à cet acte républicain majeur, marquant la fin d’un chapitre institutionnel aussi inédit qu’exigeant dans l’histoire politique récente du Gabon.
Dans un discours empreint de gravité et de lucidité, la présidente du sénat de la transition, Paulette Missambo, a salué l’engagement constant, le sens élevé des responsabilités et la discipline institutionnelle dont ont fait preuve les sénateurs de la transition. Elle a mis en exergue la qualité de la collaboration entretenue avec le gouvernement et les autres Institutions de la République, soulignant un climat de travail fondé sur le dialogue, la responsabilité et l’intérêt général.
Au-delà des hommages, la présidente du sénat a rappelé le rôle déterminant joué par la Haute Chambre dans l’architecture des grandes réformes de la transition. Des textes structurants, des débats de fond et des orientations décisives ont été portés par cette institution, contribuant à poser les jalons d’un nouvel ordre institutionnel, plus inclusif et plus respectueux des aspirations citoyennes.
Mais cette clôture n’a pas été un simple regard tourné vers le passé. Paulette Missambo a tenu à inscrire ce moment dans une perspective résolument tournée vers l’avenir, en rappelant avec force les défis sociaux majeurs qui demeurent au cœur de la refondation nationale. L’emploi des jeunes, la justice sociale et la décentralisation ont été identifiés comme des priorités incontournables, des chantiers structurants sans lesquels aucune démocratie durable ne saurait prospérer.
Ainsi, la clôture de la mandature du Sénat de la transition apparaît moins comme une fin que comme un passage. Le passage d’une phase exceptionnelle à une exigence permanente : celle de bâtir un Gabon uni, juste et profondément démocratique, où les institutions ne sont pas des fins en soi, mais des instruments au service du peuple et de son avenir.
Dans la solennité de cet instant, une certitude s’impose : l’histoire retiendra que, dans le tumulte des transitions, le sénat a su tenir sa place, avec dignité, responsabilité et sens de l’État.
Par Darlyck Ornel Angwe


























