Gilberto da Piedade Verissimo, actuel président de la Commission de la CEEAC, suscite la controverse en proposant de délocaliser le siège de l’organisation à Malabo, en violation des règles statutaires en vigueur. Il justifie cette décision par la situation au Gabon depuis l’Acte de Libération du 30 août 2023.

, Gilberto da Piedade Verissimo et le Général Oligui Nguema @D.R
Malgré le mécontentement du personnel et l’illégalité de la proposition selon le Traité révisé et la Charte Africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance , Verissimo persiste.
Le président aurait informé le personnel de préparer le déménagement vers Malabo d’ici le 3 janvier prochain, inscrivant la proposition à l’ordre du jour du dernier CCEP. Cependant, cette décision unilatérale ne trouve pas faveur parmi le personnel, notamment le Gabon, principal contributeur de la CEEAC, qui a récemment doté l’organisation d’un siège fonctionnel.
La légalité de cette décision est remise en question, car le régime des sanctions du Traité révisé ne prévoit pas la délocalisation du siège. Un agent anonyme, cité par notre confrère de l’AGP, souligne l’illégalité de cette initiative selon le cadre normatif.
De plus, confier le siège à un État membre en retard de contributions depuis trois années budgétaires consécutives susciter l’indignation.
Gilberto da Piedade Verissimo semble ignorer ces préoccupations, témoignant d’une indifférence envers le Gabon. L’absence de visite du chef de l’État gabonais en Angola, pays d’origine du président, souligne cette attitude.
La proposition de Verissimo ne suscite pas d’enthousiasme au sein de la communauté sous-régionale. Le Communiqué final du CCEP à Malabo n’a pas été signé par les chefs d’État et de Gouvernement présents, suggérant un manque de consensus sur l’application de sanctions contre le Gabon.
En outre, l’éloignement du siège de la CEEAC de ses principaux partenaires techniques et financiers à Libreville, tels que l’UNOCA, la BAD et l’Union Européenne, pourrait entraîner des dysfonctionnements. Cette situation de réalisation compromettrait la de plusieurs programmes auxquels la Commission est engagée.
Depuis sa création dans les années 80 à l’initiative des présidents Omar Bongo et Mobutu Sese Seko, le Gabon a été le siège de l’organisation sous-régionale. La proposition de Verissimo, sans consensus et entachée d’illégalité, soulève des préoccupations quant aux conséquences potentielles sur le bon fonctionnement de la CEEAC.


























