La Cour constitutionnelle a validé l’élection controversée de Michel Stéphane Bonda malgré l’introduction d’une requête en annulation de l’opposition gabonaise. C’est un cadre convaincu du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) qui est appelé à gérer l’élection présidentielle au Gabon, contrairement aux années passées.
La Cour a tout simplement fermé les yeux sur l’application de l’article 85 de la Loi Fondamentale qui commande de suspendre une procédure en instance dès lors qu’elle a été saisie. Michel Stéphane Bonda a été confirmé comme nouveau président de la Cour constitutionnelle malgré son élection très controversée et qui ne suscite nullement un lendemain des élections apaisées comme souhaitées par les responsables politiques de notre pays.
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La requête des opposants n’a pas reçu l’assentiment de la Cour constitutionnelle. Il faut noter que l’attitude de la Cour constitutionnelle donne dans l’opinion le sentiment d’être partisane, même lorsque les intérêts de la nation sont mis en cause.
Pourtant les dispositions du Code Électoral lequel en son article 12, alinéa 7 dispose que « Peuvent faire acte de candidature à la fonction de Président du Centre Gabonais des Élections, les hauts cadres de la Nation reconnus pour leur compétence, leur probité, leur intégrité morale, leur honnêteté intellectuelle, leur neutralité et leur impartialité ». Plusieurs dans l’opinion connaissent bien le témoignage de l’ancien ministre délégué aux Eaux et Forêts.
Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Pierre Clavier Maganga Moussavou et Jean Valentin Leyama ont été déboutés par la Cour constitutionnelle qu’ils connaissent très bien, avec une jurisprudence toujours favorable au parti au pouvoir.
Cette décision en faveur d’un haut cadre du PDG finit par prouver que la volonté de la transparence dans la gestion des élections au Gabon demeure un simple leitmotiv dénudé de tout sérieux. Plus grave, cette décision arrive au moment où le président Ali Bongo Ondimba ouvre sa concertation basée sur la transparence électorale.
Dans tous les cas, les grincements de dents dans le camp de l’opposition et de la société civile sont désormais une réalité, en attendant que tous prennent conscience de cette décision très salée pour eux.


























