Ali Akbar Onanga Y’Obegue, docteur en droit et secrétaire général du « PDG légal », affirme avoir été victime d’une censure orchestrée par le CTRI. Son passage prévu à Radio Gabon le 4 février 2025 a été annulé à la dernière minute sous la pression du pouvoir militaire. « Cette interdiction soudaine est une preuve de l’autoritarisme du CTRI », dénonce-t-il, pointant une tentative de museler toute voix discordante.
Selon lui, cette censure ne relève pas d’un simple choix éditorial, mais d’une manœuvre politique visant à « empêcher la vérité d’émerger ». Il accuse le CTRI de chercher à « imposer son propre narratif en verrouillant le débat public ». Cette attitude s’oppose frontalement aux principes de liberté et de rupture avec l’ancien régime, pourtant promis lors du coup d’État du 30 août 2023.
Un PDG instrumentalisé par le CTRI ?
Pour Onanga Y’Obegue, cette censure, de sa personne sur Radio Gabon, trahit les véritables intentions du CTRI : « Ils prétendent rompre avec l’ancien régime, mais dans les faits, ils soutiennent activement un directoire illégal du PDG ». Il dénonce un « double jeu » qui vise à contrôler le parti en vue des futures échéances électorales.
Alors que le PDG avait été accusé de mauvaise gestion et d’accaparement du pouvoir, le CTRI semble aujourd’hui vouloir en conserver certaines structures à son profit. « Comment un régime de transition qui a évincé le PDG peut-il aujourd’hui protéger ses dirigeants illégitimes ? », s’interroge-t-il.
Un climat liberticide et un détournement de la transition
L’ancien ministre met en garde contre un retour aux méthodes autoritaires sous couvert de transition. « Cette censure rappelle les pratiques des régimes que le CTRI disait combattre », souligne-t-il. Il estime que l’annulation de son intervention est un signal inquiétant sur l’état des libertés politiques au Gabon.
Il appelle les Gabonais à « rejeter cette alliance toxique entre le CTRI et la faction illégitime du PDG ». Selon lui, la transition ne peut aboutir que si elle marque une rupture nette avec les pratiques du passé. « Le peuple gabonais doit exiger des comptes et s’opposer à toute tentative d’instrumentalisation du PDG », insiste-t-il.
Un appel à la vigilance
Pour Onanga Y’Obegue, cette affaire n’est pas anecdotique : « L’annulation de mon passage à Radio Gabon montre que la transition a été détournée de son objectif initial ». Il appelle les forces vives de la nation à « défendre avec force les principes de justice, d’équité et de transparence ».
« Le Gabon mérite un véritable renouveau démocratique, pas une répétition des erreurs du passé sous un nouveau visage », conclut-il.


























