Depuis le 30 octobre 2024, le ministère de l’Éducation nationale du Gabon a entamé le paiement tant attendu des vacations pour les épreuves du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), session 2024. Cette mesure a permis à 18 750 enseignants, mobilisés en qualité de surveillants, examinateurs et correcteurs, de recevoir leurs indemnités. Ce geste, salué par le corps enseignant, souligne l’efficacité de la ministre Camelia Ntoutoume Leclercq sous la direction du président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema.
Les épreuves écrites du BEPC, tenues du 21 au 24 mai, ont donné leurs résultats dès le 15 juin. Néanmoins, les enseignants ont dû patienter quatre mois pour percevoir leurs indemnités, essentielles dans un contexte économique marqué par la hausse du coût de la vie. Ce versement, qui inclut aussi des régularisations pour l’année 2023, s’est déroulé sous la supervision de la Direction centrale des affaires financières (DCAF) qui a distribué des bons de caisse.
Face à ce paiement des vacations du BEPC, les enseignants se disent soulagés de voir leurs revendications enfin prises en compte, après une longue période de mécontentement. En effet, des établissements comme le lycée Jean Hilaire Aubame Eyeghe avaient envisagé trois jours de suspension des activités pédagogiques pour protester contre ces retards. Ce versement marque un tournant, perçu comme une réponse concrète de l’administration aux attentes du corps éducatif et un geste de bonne foi de la ministre, visant à apaiser les tensions et à restaurer la confiance entre les autorités et les enseignants.
Ce règlement s’inscrit dans la politique du gouvernement de transition qui, en cette période de changements, s’efforce de répondre aux besoins pressants des agents publics, en particulier dans le domaine éducatif. Cependant, les enseignants attendent encore les indemnités liées à la session 2024 du baccalauréat, restant vigilants quant aux prochaines actions de la ministre.
Camelia Ntoutoume Leclercq, dans un entretien avec Gabon Matin, a assuré de sa détermination à poursuivre les réformes nécessaires pour rehausser la qualité de l’enseignement public gabonais. En tant que responsable du pilier 4 du Plan national de développement de la Transition, elle réaffirme l’engagement des autorités à rendre l’éducation accessible et de qualité, conforme aux orientations du président de la Transition.
En anticipant et en répondant aux besoins de ses agents, la ministre Ntoutoume Leclercq contribue à stabiliser le climat social au sein de l’éducation nationale. Elle a ainsi permis de redonner ses lettres de noblesse à l’école publique gabonaise, autrefois perçue comme une solution de dernier recours pour les familles n’ayant pas les moyens de financer une éducation privée. Cette avancée témoigne d’une volonté d’innover et de renforcer la place de l’école publique dans le paysage éducatif du Gabon.












































