La décision du Gouvernement gabonais du 16 octobre sur la réouverture des églises avec des restrictions, fermées depuis le mois de mars 2020, pour lutter contre la propagation de la Covid-19, n’a pas été entendue par deux grandes communautés chrétiennes du pays, l’Alliance Chrétienne et Missionnaire du Gabon (EACMG) et les Assemblées de Dieu du Gabon (ADG). Ces assemblées avaient déjà fait part de leur refus de se soumettre à des mesures qui ne cadrent pas avec leur compréhension du culte à Dieu.
Certaines églises ont réouvert leurs portes, le dimanche 30 octobre 2020, y compris l’Eglise catholique qui avait mis la pression sur le Gouvernement pour la date du 25 octobre 2020. Or, certaines communautés ont refusé de se soumettre à ce qu’elles considèrent comme un non-respect de la séparation des pouvoirs entre l’Etat et l’Eglise. Elles sont donc restées fermées jusqu’à nouvel ordre. Il s’agit de l’EACMG, dirigée par le Révérend Victor Ndoukou Moukoko et des ADG conduites par l’Apôtre Jude Benjamin Ngouwa.
Selon ces églises, les effectifs et les heures qui leur sont proposés ne correspondent pas à ce qu’ils considèrent comme le respect de la liberté de culte. Ces deux communautés représentées sur tout le territoire national ont plusieurs méga églises et estiment que ‘’30 personnes par culte n’est pas possible’’, de l’avis d’un pasteur de l’une de ces communauté.
Les autres communautés y compris les musulmans qui ont réouvert le vendredi l’ont fait dans le respect des mesures barrières édictées par le Gouvernement. L’église catholique a même prouvé au Gouvernement que son intention était de mener à bien ses activités suite à une correspondance de l’archevêque métropolitain de Libreville, Jean Patrick IBA-BA, adressée à l’église de respecter les mesures barrières.
Désormais la balle est dans le cas du Gouvernement et pourquoi pas du Chef de l’Etat qui connait le rôle joué par ces communautés dans le pays.
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