Revenons sur la fameuse ANGTI, cette grosse perte financière de l’Etat. L’Agence Nationale des Grands Travaux et des Infrastructures (ANGTI), administration publique créée en 2010 avec pour mission la construction, l’entretien et la gestion des grands infrastructures de l’Etat mais sa fin a été lamentable.
Quel bilan tiré de cette entité?
Le bilan de cette agence est mitigé, car on enregistre moins d’avancées techniques dans le domaine des infrastructures au niveau national.
Le programme de réalisation d’infrastructures fixé par l’exécutif n’a pas été atteint. Au final, l’on constate beaucoup de chantiers inachevés tels que:
– Habitat: le projet de 5000 logements par an
– Infrastructures de transport: construction de l’aéroport d’Andem, du pont de dédoublement sur le Komo kango, la route Pk12-Kango, création de la route Farasol-Omboué
– Infrastructure énergétiques: les barrages FE2 de Mitzic et impératrice de Fougamou
– Éducation: les universités de Port-Gentil, Mouila et Oyem, la grande école de commerce de Port-Gentil
– Infrastructures sportives: construction du stade Omnisport Omar Bongo et du terrain de golf de la cité de la démocratie
– Autres infrastructures: construction du palais des conférences et de la Marina rebaptisée Baie des Rois
Ces multiples chantiers d’Etat avaient été financés. Les dépenses relatives à ces chantiers sont visibles dans les lois de finances de 2010 à 2019.
Ces dépenses d’investissement n’ont malheureusement pas servi à l’exécution intégrale du développement des infrastructures.
De ce fait, ces deniers publics ont-ils été bénéfiques à qui ?
Alors, on peut en déduire qu’il y a eu un hold-up financier estimé en plusieurs milliards de nos francs. Un audit devrait être mené par les autorités compétentes, afin de connaître l’acheminement des fonds alloués aux grands travaux.
C’est l’occasion pour le Comité de Transition et de la Restauration des Institutions (CTRI) d’ouvrir une enquête spéciale sur ce dossier.
L’ANGTI a été une arnaque pour le Gabon. Cette entité a permis à des individus de se faire plein les poches.
Une décennie après, on vit dans un Gabon toujours pas doté d’infrastructures et d’équipements répondant aux besoins de la population.
Louis Paul Modoss











































