Pour encourager ceux qui font des efforts et rehausser l’image du métier de journaliste au Gabon, sur 79 dossiers qui ont sollicité la subvention d’aide à la presse, 22 seulement répondent aux critères, selon la Commission d’attribution d’aide à la presse écrite et numérique gabonaise qui a lancé ses travaux le 18 octobre 2022 pour 5 jours.
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La Commission d’attribution d’aide à la presse écrite et numérique gabonaise a annoncé que sur les 79 dossiers déposés chez elle, seuls 22 dossiers sont complets.
Contrairement à l’année 2021 où il y avait 74 dossiers soumis, cette année 79 dossiers donc 5 de plus.
Les dossiers qui respectent les critères sont au nombre de 22, moins que les 53 sélectionnés, l’année passée. Il y a ainsi une différence de 31 dossiers incomplets qui ne répondent pas aux critères.
, a déclaré la vice-présidente de la commission, Hermine Otounga Souna, à l’ouverture des travaux.
L’agrément technique du ministère, document indispensable pour l’exercice des médias
La Commission n’est pas allée par le dos de la cuillère, on ne peut recevoir l’aide de l’Etat sans agrément technique du ministère. C’est pourquoi la vice-présidente l’a rappelé : « ceci participe de la viabilité desdits médias qui doivent disposer d’un agrément technique du ministère pour exercer librement ».
Par ailleurs, cet agrément a des préalables comme une fiche circuit de l’ANPI qui est » l’acte de naissance de l’entreprise « , un casier judiciaire du fondateur, une équipe rédactionnelle détentrice de carte de presse, etc. C’est dire que les critères ne sont pas toujours accessibles à tous.
Au regard des critères susmentionnés, plusieurs médias n’ont pas d’agrément technique qui légaliserait leur existence.
En respectant ce critère primordial, on comprend pourquoi il y a 31 dossiers incomplets donc ne pouvant rêver d’une quelconque attribution de l’aide sollicitée du ministère.
« Nous avons 3 catégories de critères : les critères administratifs, les critères techniques et les critères d’éthique et de déontologie », a rappelé Marion Lewagha, le rapporteur adjoint.
Presse numérique, populaire et illégale pour la majorité
Plus de la moitié des dossiers soumis à la Commission vient de la presse numérique.
« Nous avons reçu 28 dossiers presse écrite, dont 12 complets, et 51 dossiers presse numériques, dont 10 complets. Donc dans le total de 79 dossiers, nous avons juste 22 dossiers complets », a fait savoir, Marion Lewagha, le rapporteur adjoint.
L’apparente facilité de créer un média en ligne induit beaucoup en erreur, car c’est d’abord une entreprise qui obéit à des critères que le ministère veut faire respecter.
Dans la même veine, le représentant la Haute autorité de la communication (Hac) au sein de cette commission, Jeanne Marie Mimba Mi Essono, a décliné les attentes de son institution quant au processus en cours. « Nous tenons à ce qu’il y ait ce respect des règles d’éthique et de déontologie pour pouvoir attribuer cette aide-là », a-t-elle signifié.
La session de la Commission d’attribution d’aide à la presse écrite et numérique gabonaise de cette année est plus intransigeante.


























