Le différend territorial qui oppose le Gabon à la Guinée Equatoriale depuis de nombreuses décennies sur la souveraineté de l’île Mbanié réapparait à la Présidence de la Cour internationale de Justice (CIJ) qui a reçu les deux parties le 30 mars 2021.
La rencontre entre le Gabon et la Guinée Equatoriale sur la propriété de l’île Mbanié a eu lieu en présence de la Présidente de la Cour internationale de Justice via une visioconférence. Cette rencontre a eu lieu sous ce format à cause du contexte de la pandémie de la Covid-19 qui sévit.
A la suite de cette réunion, la Cour a rendu sa première décision encore appelée ordonnance du 7 avril 2021. Elle porte sur un certain nombre de points concernant la procédure, elle implique la désignation des agents de chaque pays, l’ordre de dépôt des mémoires des parties ainsi que les délais de dépôt desdits mémoires.
Ainsi, chaque Etat a désigné ses agents pour la cause et la CIJ a pris note de ces choix des Etats. Pour le Gabon, les représentants sont Mme Marie Madeleine Mborantsuo (Agent), le Pr Guy Rossatanga-Rignault, le Pr Guillaume Pambou-Tchivounda, M. Serge Thierry Mickoto Chavagne, ambassadeur du Gabon au Benelux et Mme Liliane Massala, ambassadeur du Gabon en France (Co Agents).
Par ailleurs, pour l’ordre de dépôt des mémoires, il a été décidé que la Guinée déposera le premier mémoire.
S’agissant des délais de dépôt des mémoires, l’ordonnance de la Cour a arrêté ce qui suit : le dépôt du mémoire de la Guinée Equatoriale se fera le 5 octobre 2021, tandis que celui du Gabon le 5 mai 2022.
Le compromis a été notifié au greffe de la CIJ par l’ambassadeur de la Guinée-équatoriale aux Pays-Bas, Carmelo Nvono Ncá, le 5 mars dernier, demande à la Cour «de dire si les titres juridiques, traités et conventions internationales invoqués par les Parties font droit dans les relations entre la République gabonaise et la République de Guinée équatoriale s’agissant de la délimitation de leurs frontières maritime et terrestre communes et de la souveraineté sur les îles Mbanié, Cocotiers et Conga».
Toutes ces informations sont disponibles sur le site de la Cour Internationale de Justice (https://www.icj-cij.org/fr).











































