Un drame bouleversant s’est produit dans la soirée du 26 janvier 2026 sur la route reliant Moanda à Sucaf. Deux agents de la société sucrière ont tragiquement perdu la vie dans un accident dont les circonstances mettent une nouvelle fois en lumière un problème récurrent : l’absence d’éclairage sur nos voies publiques. Ce sinistre, qui endeuille des familles et fragilise des foyers, interpelle la conscience nationale et appelle à une réflexion urgente sur la sécurité routière et la gestion des infrastructures.
Les victimes, pères de famille, laissent derrière eux des épouses et des enfants plongés dans la douleur. Leur disparition rappelle avec force que chaque défaillance dans nos équipements publics peut coûter des vies. L’émotion est vive, mais elle ne doit pas occulter la nécessité d’une action immédiate. Comment expliquer qu’un pays doté de ressources naturelles abondantes, cerné par les eaux et riche en potentiel énergétique, peine encore à garantir un éclairage suffisant sur ses routes ? Cette contradiction soulève des interrogations légitimes sur la gouvernance et la planification des services essentiels.
Au-delà de l’émotion, ce drame doit être perçu comme un signal d’alarme. L’éclairage public n’est pas un luxe, mais une exigence de sécurité et de dignité. Il protège les usagers de la route, réduit les risques d’accidents et participe à la modernisation de nos villes et villages. L’absence de lumière sur des axes stratégiques comme celui de Moanda Sucaf expose quotidiennement des travailleurs, des familles et des enfants à des dangers évitables.
La nation tout entière est appelée à se mobiliser. Les autorités doivent accélérer les projets d’électrification et renforcer la maintenance des infrastructures existantes. Les collectivités locales, les entreprises et la société civile doivent également unir leurs efforts pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
En ce moment de deuil, nos pensées vont aux familles endeuillées de cet axe stratégique Moanda-Sucaf. Mais au-delà des condoléances, il est impératif que ce drame serve de catalyseur pour une prise de conscience collective. L’éclairage public est un droit, et sa carence ne doit plus être tolérée.


























