Le nombre d’aspirants à l’Ecole nationale de la Magistrature (ENM) au Gabon a quadruplé en 2021. Selon le ministère de la Justice, le concours de l’école de Magistrature organisé du samedi 06 au dimanche 07 novembre 2021, à l’Université Omar Bongo et l’École normale supérieure, a enregistré 6619 des candidats pour 170 places seulement à pourvoir. Il s’agit des magistrats, conseillers adjoints des greffes et greffiers principaux âgés de 33 ans au plus.
Une participation record
D’après le décompte de l’ENM pour le concours, 1500 est le nombre de candidats maximum en lice, toutes les filières confondues, comparé au concours précédent de 6619 candidats à la session de novembre 2021.
Si le nombre de candidats est autant élevé, c’est en partie parce que ces secteurs sont les rares à avoir reçu le quitus du président de la République pour le recrutement de nouvelles personnes dans la fonction publique, en dépit de la mesure de suspension des recrutements prise par le gouvernement en 2017.
« Une toute grande première dans l’histoire de l’École nationale de la Magistrature », précise Cyril Patrice Orevouno, Directeur de la formation initiale des magistrats en charge de la supervision du concours.
Des épreuves spécifiques pour chaque catégorie
De la culture générale, du Droit civil en Finances publiques en passant par le Droit pénal général, les futurs magistrats ont composé sur des épreuves relatives à ces disciplines. Pour leur part, les greffiers ont été interrogés sur des sujets en culture générale et un résumé de texte en français. Un intérêt manifeste puisque ces milliers de candidats ne devraient répondre qu’à un besoin en effectif limité à 170 toutes catégories administratives confondues.
Les places sont réparties ainsi qu’il suit : 100 magistraux pour un niveau BAC+5 en Droit, Sciences économiques ou Sciences de gestion, 20 de niveau BAC+3 en Droit pour les conseillers adjoints de greffes et 50 de niveau BAC pour les greffiers principaux.
« En ce qui concerne l’organisation, tout s’est très bien passé, grâce à l’implication des membres de différents corps associés […]. Ils sont tous assermentés et toutes les dispositions ont été prises pour satisfaire aux critères de transparence et d’égalité de chances», a conclu Cyril Patrice Orevouno.
Selon le jury, les corrections devraient durer au moins 3 semaines, pour une moyenne de 21 000 copies corrigées par jour.

























