Hier mercredi 13 octobre 2021, les principaux syndicats de l’Éducation nationale, le Syndicat de l’Education nationale (Sena) et la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) ont appelé conjointement à un boycott général des cours au Gabon dans l’enseignement primaire et secondaire face à ce qu’ils qualifient de mauvaise foi de la part du gouvernement qui les a floués quant aux engagements pris d’un commun accord.
Face à ce qu’ils qualifient comme étant la « mauvaise foi » et le « mutisme du gouvernement » à leurs revendications, les syndicalistes ont levé le bouclier tout en appelant à un boycott général.
Il faut déjà noter que depuis le démarrage des cours au Gabon, le 27 septembre 2021, plusieurs enseignants ont répondu aux abonnés absents dans leurs salles de classes suite à un appel de grève générale illimitée.
Malgré cet appel, le gouvernement semble être très sourd au point de mépriser les revendications des partenaires sociaux. Face à ce fait, les deux syndicats ont donc décidé ce mercredi 13 octobre 2021 de passer à la vitesse supérieure en unissant leurs efforts pour faire fléchir le gouvernement.
C’est ainsi que Louis Patrick Mombo (Conasysed) et Fridolin Mve (Sena) Messa sont montés au créneau. « Comment comprendre que les revendications ayant fait l’objet d’accords formels avec un échéancier précis, à l’instar des concours internes ENI/ENS, le lancement de la formation des inspecteurs du second degré, la prorogation de l’âge de départ à la retraite des inspecteurs, l’accélération du processus de la régularisation des situations administratives du secteur Education, restent jusqu’alors sans solution », ont-ils déploré.
Les deux syndicats ont fini par unir leurs efforts malgré les quelques divergences qu’ils peuvent avoir. Leur objectif reste de contraindre le gouvernement à honorer ses engagements vis-à-vis d’eux.
« D’ores et déjà, nous réitérons aux enseignants de respecter le mot d’ordre de grève de la CONASYSED et le boycott de la rentrée des classes lancé par le SENA. En outre, nous demandons aux parents de garder leurs enfants à la maison jusqu’au retour à la normale », a conclu la déclaration commune du Sena et de la Conasysed.
Ces nombreuses grèves à répétition au sein de l’Éducation nationale ont contraint de nombreux parents à inscrire leurs enfants dans des établissements privés plus assidus. Cela est devenu un goulot d’étranglement tandis que les familles les moins nanties n’ont de choix que l’école publique.

























