Tous les exilés politiques gabonais sont désormais interdits de postuler au poste suprême de Président de la République du Gabon. C’est l’annonce faite par le Conseil des ministres du 13 septembres 2021, présidé par Ali Bongo par visioconférence.
Alfred Nguiabanda, Séraphin Moundounga, Alfred Mabika, Laurence Ndong et plusieurs autres ne doivent pas rêver d’être un jour président de la République au Gabon.
Les nouvelles exigences pour être éligible au poste de Chef de l’Etat au Gabon deviennent plus rigides que jadis. Les potentiels candidats doivent désormais séjourner au Gabon six mois chaque année, 2 ans avant l’élection présidentielle. Ces conditions excluent de fait tous les exilés politiques gabonais qui sont devenus légion à l’issue de l’élection présidentielle de 2016.

« Sont éligibles à la Présidence de la République tous les gabonais des deux sexes, jouissant de leur droits civils et politiques et ayant résidé sans discontinuité sur le territoire national au moins six mois chaque année, au cours des deux dernières années précédant l’élection », indique l’article 2 de l’ordonnance fixant les conditions d’éligibilité du Président de la République.
Le Communiqué a bien précisé les incompatibilités avec la fonction de Président de la République. C’est donc un message clair lancé à tous les exilés politiques qui croyaient pouvoir rentrer pour candidater à l’élection de 2023.
Pour renchérir le texte leur dit qu’ils ne doivent pas avoir exercé une responsabilité politique ou administrative dans un Etat. Tous les Gabono-canadiens, les Gabono-américains, Gabono-français sont donc avertis.









































