Les casques bleus gabonais ont été chassés de la République centrafricaine par l’ONU pour des accusations d’abus sexuels. C’est l’annonce faite ce mercredi 15 septembre 2021 par le ministère de la Défense nationale.
Ils sont un total de 450 casques bleus gabonais de l’ONU qui doivent quitter sa Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) suite à des allégations d’exploitation et d’abus sexuels.
« Ces dernières semaines, des faits d’une particulière gravité, contraires à l’éthique militaire et à l’honneur des armées, commis par certains éléments des bataillons gabonais (…) ont été rapportés », a annoncé le ministère dans un communiqué.
« Suite aux nombreux cas d’allégations d’exploitation et d’abus sexuels en cours de traitement, les Nations unies ont décidé ce jour du retrait du contingent gabonais de la Minusca », et « une enquête a été ouverte par le Gabon », a-t-il précisé dans le communiqué.
En effet, si les faits « sont avérés, leurs auteurs seront traduits devant les tribunaux militaires et jugés avec une extrême rigueur », a menacé le ministère gabonais. « Le Gabon a toujours exigé de son armée, sur son territoire et à l’extérieur, un comportement irréprochable et exemplaire », a-t-il poursuivi. « Au-delà des faits rapportés et en attendant les conclusions de l’enquête, le bataillon gabonais est rappelé », conclut le ministère de la Défense.
Pour rappel, l’ONU avait accusé 25 Casques bleus du Burundi et 16 Casques bleus gabonais d’abus sexuel en 2014 et 2015 mais les enquêtes promises pas Libreville n’ont jamais donné de conclusions. Personne n’a également su l’identité des accusés.
Les accusations de crimes et délits sexuels contre les Casques bleus sont permanentes en Centrafrique, certains contingents ont été retirés par le passé mais aucune enquête n’a abouti à des condamnations à ce jour. On pourrait penser que la Centrafrique est un terrain fertile pour les délinquants sexuels.
L’armée gabonaise est présente en Centrafrique depuis 25 ans. Elle a perdu plusieurs hommes sur le champ d’honneur sauf qu’aujourd’hui ses soldats sont chassés comme des malpropres.


























