Mardi, le tatami de Dakar referme ses portes devant Ghyslain Arnaud Junior Ndong. D’abord, le judoka gabonais des moins de 100 kg affronte le Tadjik Sharif Asmar. Le verdict tombe, sec comme un coup de cravache, sur un score de 1-0. Pourtant, le repêchage lui offre une seconde chance. Cette porte entrouverte donne vraiment des ailes à l’espoir gabonais.
Face au Malgache Minoharintsoa, Ghyslain Arnaud Junior Ndong livre un combat acharné. Mais le sort, capricieux, penche finalement vers son rival sur le score de 2-1. Un ippon annulé pèse lourd dans la balance, selon le Comité national olympique gabonais. Ainsi, le jeune judoka tombe les armes à la main. Son parcours dakarois s’arrête là, sans demi-finale ni médaille.
Une délégation gabonaise sous tension
Cette défaite ne vient pas seule dans le camp gabonais. En effet, Axelle Moulenda en natation quitte déjà la compétition. De même, Tracy Assengone en wushu s’arrête avant les phases finales. Trois athlètes, trois épreuves, un même goût d’inachevé. Le bilan reste plutôt modeste, mais la jeunesse du groupe tempère la déception.
Pourtant, le Gabon garde encore des cartes en main. Sept athlètes défendent ses couleurs à Dakar. Ils s’alignent en natation, en judo, en taekwondo, en wushu et en athlétisme. Cette palette de disciplines forme un bouquet dont chaque fleur attend son heure. Les espoirs gabonais voyagent d’une piscine à un tatami.
Ondaka, prochain nageur sur la ligne de départ
Mercredi, le relais passe au nageur Ozavino Ondaka. Il plonge sur 50 mètres nage libre et sur 50 mètres brasse. Son objectif est limpide, prolonger l’aventure gabonaise à Dakar. Par conséquent, la pression change de camp, du tatami vers la piscine. Un seul coup de chrono suffit parfois à renverser un destin.
Sur l’eau, chaque centième de seconde pèse son poids d’or. Le nageur gabonais le sait et prépare son sprint. Cependant, rien ne garantit l’issue de ces épreuves de vitesse. Les supporters gabonais espèrent un vrai souffle nouveau. Une belle performance redonnerait des couleurs à toute la délégation.
Les JOJ, école de patience et d’expérience
Les Jeux olympiques de la jeunesse servent d’abord de laboratoire. Chaque défaite y devient une leçon gravée dans la mémoire. Ndong repart avec deux combats d’expérience, un trésor discret. Par ailleurs, affronter un Tadjik puis un Malgache élargit son horizon. Le tatami forge les champions de demain.
Le détail de l’ippon annulé nourrira sans doute les débats. Dans ce sport, un seul point bascule tout. En revanche, le judoka n’a rien à regretter côté engagement. Son courage mérite le plein respect du public gabonais. Le Gabon retient surtout un combat disputé jusqu’au bout.
Après Dakar, la route reste ouverte
Désormais, tous les regards se tournent vers la suite du programme. Le taekwondo et l’athlétisme complètent le tableau gabonais. Chaque athlète porte sur ses épaules l’espoir d’un pays. Sept jeunes, sept histoires, un seul drapeau au vent. Malgré tout, la fierté nationale demeure bien intacte.
En définitive, Dakar 2026 n’offre pas encore de podium au Gabon. Pourtant, l’essentiel se joue ailleurs, dans l’apprentissage et la persévérance. Ondaka peut bientôt écrire la suite. Ainsi, la flamme de Dakar continue de brûler pour une jeunesse gabonaise déterminée à grandir et à gagner.









































