La nouvelle a fait le tour des rédactions comme une traînée de poudre. Plusieurs médias annonçaient une hausse des carburants dès le 1er novembre 2026. Pourtant, les stations n’ont rien changé. Les automobilistes ont rempli leur réservoir aux tarifs habituels rappelle notre confrère GabonReview.
Aujourd’hui, l’essence reste à 595 francs CFA le litre et le gasoil à 575 francs. Les chiffres qui circulent dans la presse, 735 et 705 francs, n’ont donc aucune valeur à la pompe. Ainsi, la rumeur a couru plus vite que la décision sur les carburant au Gabon.
Un document de travail, pas un décret
À la source du tumulte, une grille tarifaire porte la signature de Thibault Gaël Idoumi. Il préside la Commission nationale des prix des produits pétroliers. Elle prévoit 140 francs de plus pour l’essence et 130 pour le gasoil. Cela représente des hausses de 23,5 % et 22,6 %.
Pourtant, une source du cabinet du ministre du Pétrole et du Gaz tempère. Selon elle, «il n’y a rien d’officiel». En réalité, le texte a fuité avant d’atteindre le chef de l’État. Il s’agit d’un premier jet, nourri de simulations techniques.
Trente milliards pour calmer les pompes
Le 8 octobre, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a demandé au gouvernement d’étudier comment alléger cette charge. Il envisage même de la supprimer à terme.
En effet, la stabilisation des prix a coûté 30 milliards de francs CFA à l’État en septembre 2026. Dès lors, une réforme des prix reste bel et bien à l’étude.
Le casse-tête du pouvoir d’achat
Comment réduire cette dépense sans déclencher une flambée générale ? Le transport, les marchandises et les services dépendent du carburant. Une hausse risquerait donc de frapper le portefeuille des ménages. L’équation est autant sociale qu’économique.
Par ailleurs, la même source assure que le gouvernement annoncera lui-même toute augmentation. Cette promesse sépare l’hypothèse technique de la décision politique. Tant qu’aucune annonce ne tombe, les prix demeurent figés comme une aiguille bloquée.
Presse et prudence
Cet épisode rappelle la fragilité d’une information non vérifiée. Un document interne peut enflammer l’opinion en quelques heures. Par conséquent, la vérification auprès des autorités reste le meilleur rempart contre la désinformation.
GabonReview a joué ce rôle en interrogeant une source autorisée. Dès lors, ce réflexe a remis les faits à l’endroit. Désormais, chacun distingue mieux la grille de travail de la décision officielle.
Ce que révèle l’écart de prix
Les écarts annoncés ne sont pas anodins. Passer de 595 à 735 francs, c’est franchir un cap psychologique pour les conducteurs. Le gasoil, de 575 à 705 francs, suivrait la même pente.
Néanmoins, ces montants restent des projections. Aucune décision publique ne les confirme. En attendant, les pompes continuent de tourner au rythme de la veille.
En attendant l’arbitrage
Pour l’heure, la hausse du 1er novembre n’existe que sur le papier. Les prix à la pompe n’ont pas bougé. Une clarification officielle apaiserait les esprits et éviterait que de simples simulations passent pour des décisions définitives. Le suspense continue de peser sur les automobilistes.












































