Marcel Abéké connaît les lieux, les dossiers et les interlocuteurs. Le 15 octobre 2026, le Conseil des ministres l’a nommé président du conseil d’administration de Comilog. Brice Clotaire Oligui Nguema présidait la séance. Ainsi, une figure historique de la Compagnie minière de l’Ogooué retrouve sa maison.
Marcel Abéké a dirigé Eramet Comilog Manganèse pendant seize ans, de 1995 à 2011. Ensuite, il a siégé à la direction exécutive d’Eramet jusqu’en 2017. En 2011, sa mission consistait à développer le groupe en Afrique. Jean Fabre lui succédait alors à la direction générale de Comilog. Cette longévité forge une mémoire industrielle rare.
Une compétence reconnue du terrain au siège
Ingénieur des mines formé à Montréal, Abéké maîtrise la technique autant que la gestion. Par ailleurs, il a dirigé Setrag et le port minéralier d’Owendo. Son parcours couvre donc plusieurs maillons essentiels de l’activité minière. De ce fait, il comprend l’extraction, le transport et l’exportation du minerai. Cette compétence technique devrait rassurer les équipes comme les partenaires.
Abéké connaît aussi les réalités gabonaises de l’exploitation. En outre, il comprend les logiques de décision de la maison mère. Cette double lecture constitue son principal atout. En effet, peu de dirigeants maîtrisent à la fois le terrain et le siège. Son expérience et sa compétence se complètent donc naturellement.
Un contexte exigeant pour l’industrie minière
Le contexte donne un relief particulier à cette nomination. Lors du même Conseil des ministres, Oligui Nguema a interpellé les ministres de l’Industrie et des Mines. Il leur a demandé d’intégrer la transformation locale des ressources dans les stratégies des opérateurs. Libreville exige donc davantage de valeur ajoutée sur place. Dès lors, le manganèse gabonais se trouve au cœur de cette ambition.
Le retour d’Abéké peut ainsi se lire comme un recours à l’expérience. Les exigences industrielles du pays se renforcent, et Comilog doit répondre. Par conséquent, le choix d’un familier de la maison paraît cohérent. Toutefois, l’expérience seule ne garantit pas la réussite. Il faudra aussi des résultats concrets pour les Gabonais.
Des décisions qui donneront la mesure
Son nouveau poste le replace dans la gouvernance stratégique de Comilog. Il pèsera sur les discussions relatives aux investissements, à la création de valeur et aux retombées nationales. Sa connaissance de l’entreprise lui donne du poids. Cependant, ses premiers choix compteront davantage que son passé. Enfin, les partenaires industriels observeront chaque signal.
Pour le Gabon, l’expérience d’Abéké devra produire davantage que de bons souvenirs. Ses décisions diront si Comilog transforme réellement son manganèse sur place. Ainsi, ce retour deviendra un véritable test pour la gouvernance. Dès lors, chacun attendra des emplois, des usines et des revenus durables.







































