Le gouvernement poursuit la préparation de la scission de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Mercredi, le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, a présenté cette réforme. Les membres de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG) en ont découvert les contours. Le secteur privé la reçoit comme « une réforme structurante ». Cette présentation s’adresse donc directement aux acteurs économiques du pays.
Le projet prévoit la création de deux entités. La Gabonaise des Eaux gérera le secteur de l’eau. Électricité du Gabon s’occupera de l’énergie. Ainsi, une société unique cède la place à deux entreprises publiques spécialisées. Elles verront le jour au 1er janvier 2027. Chaque entité aura donc sa mission propre. L’eau et l’électricité suivront deux trajectoires distinctes. Cette spécialisation promet une gestion plus lisible pour les usagers.
Un calendrier précis jusqu’au 1er janvier 2027
Selon la feuille de route gouvernementale, la SEEG continuera à gérer les affaires courantes jusqu’au 31 décembre 2026. Ensuite, les deux nouvelles entreprises entreront en activité le 1er janvier 2027. Le compte à rebours est lancé. Chaque semaine compte donc pour préparer ce basculement. Pendant ces mois, la SEEG conserve donc ses responsabilités actuelles. Aucune rupture ne doit survenir. Les équipes doivent ainsi préparer chaque étape avec rigueur.
La réforme vise notamment à « mettre fin au modèle intégré ». Elle cherche aussi une spécialisation des métiers, une meilleure gouvernance et davantage d’efficacité. Autrement dit, chaque entreprise se concentrera sur un seul métier. Cette organisation doit améliorer le service rendu. La spécialisation devrait aussi clarifier les responsabilités. Une meilleure gouvernance rassurera les partenaires économiques. Les usagers en attendent des services plus fiables. Telle est l’ambition clairement affichée.
Le volet social et l’appui du secteur privé
Face aux représentants des entreprises, Philippe Tonangoye a également insisté sur le volet social. L’opération doit garantir « la préservation des emplois et des acquis des travailleurs ». Ce message vise à rassurer le personnel de la SEEG. Ainsi, la réforme ne sacrifiera pas l’humain à la structure. Les travailleurs attendent des garanties claires sur leur avenir. Les acquis sociaux restent donc un point d’attention majeur. Le dialogue reste essentiel.
De son côté, la FEG se dit disposée à apporter son expertise au gouvernement. Son président, Alain-Claude Kouakoua, prévient que le succès dépendra de « la mobilisation des compétences nationales ». Par conséquent, le secteur privé entend jouer pleinement son rôle. Cette offre est donc opportune. Le privé dispose de compétences utiles pour la transition. Le gouvernement peut ainsi s’appuyer sur un partenaire solide. Cet appui reste vraiment précieux.
Des chantiers à clarifier avant le basculement
Enfin, cette scission constitue bien l’un des chantiers majeurs de la politique gouvernementale dans l’eau et l’énergie. Elle devra toutefois garantir « la continuité du service public ». Elle devra aussi clarifier précisément, avant le basculement officiel, les actifs, passifs, contrats, dettes et responsabilités des futures entités.












































