Trois mois après la Coupe du monde, un dossier explosif fissure un peu plus la crédibilité du football mondial. Les enquêtes croisées du Monde et du New York Times révèlent un fait majeur. Lionel Mpasi, gardien de la République démocratique du Congo, était inéligible pour disputer la compétition. Il demeure pourtant une figure majeure du parcours des Léopards. Cette révélation secoue le monde du football.
Plus troublant encore : la FIFA aurait été informée de l’irrégularité. Elle aurait pourtant choisi de ne pas intervenir. Selon les documents consultés par les deux journaux, l’affaire remonte aux barrages africains. Le Nigeria, éliminé par la RDC, dépose un recours en novembre 2025. Il suspecte des irrégularités administratives. Cette information change toute la lecture du dossier. Le Nigeria conteste alors officiellement le résultat des barrages.
Une relance qui rouvre le dossier
À l’époque, la FIFA rejette la plainte pour vice de procédure. Mais en mars 2026, une relance du Nigeria conduit les juristes de l’instance à examiner de nouveau le dossier. Les juristes reprennent donc l’analyse des pièces. Cette analyse s’avère décisive. Ils découvrent alors que Mpasi n’a jamais finalisé son changement de nationalité sportive. Il a pourtant disputé des sélections en équipes de France jeunes.
Il a même participé au Mondial U17 en 2011. Le règlement est pourtant clair. Un joueur ayant disputé une compétition officielle avec une sélection de jeunes doit obtenir une validation formelle. Il doit l’obtenir pour changer de nationalité sportive. Cette étape manque donc ici. Ainsi, la règle reste stricte. En l’absence de cette procédure, la sanction est automatique : match perdu par forfait et amende minimale.
Des silences institutionnels qui relancent le débat
En appliquant strictement les règles, la RDC aurait dû perdre plusieurs rencontres. Ce résultat aurait qualifié le Nigeria pour la Coupe du monde. Les conséquences auraient été immenses pour les deux pays. Les révélations ne s’arrêtent pas là. Les enquêtes indiquent que Gianni Infantino et le secrétaire général de la FIFA auraient été informés de la situation. Malgré cela, la FIFA n’a prononcé aucune sanction.
La RDC a disputé le Mondial jusqu’en 16es de finale. La FIFA nie toute intervention de sa direction. Elle assure que ses instances disciplinaires ont agi en toute indépendance. Ce scandale mêle irrégularités administratives, silences institutionnels et enjeux sportifs majeurs. Il relance un débat brûlant : celui de l’intégrité du football mondial. L’affaire Mpasi pourrait devenir un symbole des failles d’un système. Le débat reste ouvert.












































