Libreville, 3 septembre 2026 — Le Gouvernement gabonais engage un dialogue concret avec les habitants d’Okala. Deux ministres ont rencontré mercredi le collectif riverain concerné. Cette rencontre visait à écouter les préoccupations exprimées localement. Elle a également permis de clarifier les prochaines étapes du chantier. L’échange s’inscrit dans le cadre du projet d’élargissement de la voie d’Okala.
Mays Mouissi, ministre du Logement, participait à cet échange important. Edgard Moukoumbi, ministre des Travaux publics, l’accompagnait également ce jour-là. La gouverneure de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba, assistait aussi à la réunion. Les maires de Libreville et d’Akanda étaient également présents sur place. Par ailleurs, la députée Chantal Myboto épouse Gondjout a pris part aux échanges. Le directeur adjoint de l’ANUTTC complétait cette délégation officielle nombreuse. Cette mobilisation institutionnelle traduit l’importance accordée par l’État à ce dossier.
Un attachement territorial fortement rappelé
Le collectif d’Okala a rappelé son lien historique avec ce territoire. Les habitants revendiquent un attachement familial et foncier ancien. Ils réclament désormais un calendrier précis des opérations à venir. Cette demande traduit une inquiétude légitime face à l’incertitude actuelle. Beaucoup de familles craignent en effet de perdre leurs biens ancestraux.
Des garanties apportées aux propriétaires concernés
Face à ces attentes, le Gouvernement a formulé plusieurs engagements clairs. Les droits des détenteurs de titres fonciers seront pleinement respectés. Pour les autres occupants, un accompagnement financier reste envisagé selon les cas. Cette compensation dépendra des situations recensées lors des études terrain. Ainsi, les autorités espèrent limiter les tensions liées à ce dossier sensible. Elles insistent sur la nécessité d’un dialogue transparent tout au long du processus.
Un tracé encore en cours d’étude
Les dimensions définitives de la nouvelle voie restent pour l’instant indéterminées. Les services techniques poursuivent activement leurs travaux de conception. Ils cherchent la configuration la mieux adaptée aux contraintes du terrain. De plus, ces études doivent répondre aux objectifs globaux du projet urbain. Elles intègrent notamment les enjeux de circulation et de sécurité routière.
Si le projet se confirme, le tracé sera étudié avec soin. L’objectif consiste à réduire au maximum le nombre de démolitions. Les autorités souhaitent également préserver un maximum de biens existants. Cette prudence traduit une volonté d’apaiser les craintes des riverains concernés. Les experts examinent plusieurs variantes avant de retenir la solution finale.
Vers une communication plus régulière avec les populations
Le Gouvernement souhaite désormais instaurer un dialogue permanent avec les habitants aux alentours de la zone de l’élargissement de la voie d’Okala. Cette démarche doit garantir la diffusion d’informations fiables et vérifiées. Elle vise aussi à limiter la propagation de rumeurs infondées. Ainsi, les prochaines réunions permettront de suivre l’évolution concrète du dossier.
Ce projet d’élargissement de la voie d’Okala illustre les défis urbains croissants de Libreville. Les autorités devront concilier développement urbain et respect des populations locales. L’issue de ce dialogue conditionnera la confiance future des riverains envers l’État. D’autres rencontres devraient être organisées dans les semaines à venir. Elles permettront de suivre pas à pas l’avancement réel du projet. Le Gouvernement assure vouloir maintenir ce canal d’échange jusqu’à la fin des travaux. Cette approche participative et transparente pourrait ainsi servir de modèle utile pour d’autres grands projets urbains menés ailleurs au Gabon.












































