Le quartier Bavanga , dans le 2ᵉ arrondissement de Mouila, vit depuis jeudi un choc profond. En cause, la mort tragique de Célestine Pharelle Moussavou, une fillette de 9 ans. Les eaux d’un marigot où elle jouait avec des camarades l’ont emportée. Ainsi, ce drame, d’une brutalité silencieuse, rappelle une fois de plus la vulnérabilité des enfants. Il souligne aussi les dangers souvent sous-estimés des points d’eau non sécurisés.
Selon les témoignages recueillis auprès des habitants, la fillette se trouvait avec d’autres enfants à proximité du marigot. Or, dans des circonstances encore floues, elle a glissé avant de disparaître sous la surface. Alertés par les cris des enfants, les riverains ont immédiatement lancé des recherches improvisées. Pendant près de deux heures, jeunes et adultes ont fouillé les eaux troubles, espérant un miracle. Finalement, des jeunes du quartier ont repêché le corps de la petite Célestine, plongeant Bavanga dans une douleur collective. Les premières constatations des autorités confirment une mort par noyade. Mais au-delà du constat, c’est toute une communauté qui s’interroge.
Des points d’eau dangereux et non sécurisés
À Mouila, comme dans de nombreuses localités du pays, les marigots, rivières et retenues d’eau restent accessibles. Souvent, ils demeurent sans barrières, sans signalisation et sans surveillance. En période de vacances scolaires, ces espaces deviennent des lieux de jeu improvisés. Ils attirent les enfants par leur apparente innocuité.
Un appel à la vigilance et à la prévention
Ce drame relance avec force la question de la sécurisation des points d’eau. Il s’agit là d’un enjeu de santé publique et de protection de l’enfance. Désormais, les autorités locales doivent renforcer les mesures de prévention : balisage des zones dangereuses, campagnes de sensibilisation, patrouilles régulières. Il faut aussi l’implication des comités de quartier pour surveiller les lieux à risque. Les familles, elles aussi, doivent redoubler de vigilance. En effet, la noyade est un danger silencieux, rapide, imprévisible. Une minute d’inattention peut suffire à faire basculer une vie. À Bavanga, l’émotion est vive, mais elle s’accompagne d’un appel pressant. Il s’agit de protéger davantage les enfants pour qu’aucun drame similaire ne vienne endeuiller la commune.











































