Brice Clotaire Oligui Nguema a pris la parole mercredi 15 juillet 2025 devant plusieurs chefs d’État africains au Forum africain de l’eau. D’emblée, il a rappelé un paradoxe préoccupant du continent. En effet, l’Afrique regorge de richesses hydriques considérables et pourtant sous-exploitées. Néanmoins, des millions d’Africains restent privés d’un accès durable à l’eau potable. Selon lui, garantir cet accès dépasse la simple priorité stratégique nationale. Il s’agit désormais d’un impératif vital pour la santé et la dignité humaine. Ainsi, le chef de l’État a posé un cadre exigeant. Ce discours a immédiatement capté l’attention des délégations présentes. Plusieurs observateurs y ont vu un message fort adressé à l’ensemble du continent.
Par ailleurs, le président a détaillé les réformes engagées par son pays. Il a notamment évoqué l’adoption d’un nouveau Code de l’eau moderne. De même, la SEEG a été scindée en deux entités. L’une gère désormais l’eau, l’autre se consacre exclusivement à l’électricité. En outre, un Pacte national hydrique a été élaboré récemment. Un portefeuille de projets prioritaires accompagne également cette dynamique réformatrice. Ces mesures visent à renforcer durablement les investissements dans ce secteur stratégique. Concrètement, elles traduisent une volonté politique clairement assumée par Libreville et présentée au au Forum africain de l’eau.
Une urgence assumée avec franchise
Avec transparence, le président a évoqué les difficultés rencontrées par son pays. Il a rappelé la déclaration de l’état d’urgence hydrique début 2026. Toutefois, il a insisté sur un point essentiel et structurant. Posséder des ressources ne suffit pas sans gouvernance solide et infrastructures fiables. De plus, un financement adéquat reste indispensable pour transformer les ambitions. Par conséquent, il a plaidé pour des mécanismes financiers mieux adaptés à l’Afrique. Il a également défendu une plus grande valorisation des expertises locales africaines. Selon lui, les solutions durables doivent naître directement des compétences du continent.
Un appel final à l’unité continentale
Enfin, le chef de l’État a conclu son intervention avec conviction. au au Forum africain de l’eau Il a réaffirmé la volonté gabonaise de bâtir un partenariat solide. Selon lui, le Gabon possède déjà la ressource et les réformes nécessaires. Un portefeuille de projets solide complète également cette dynamique nationale. Néanmoins, il manque encore la force collective portée par ce forum. Cette conclusion a résonné comme un appel clair à la solidarité africaine.
Placée sous le thème « De la Vision à l’Action », cette rencontre se tient les 15 et 16 juillet. Elle est coorganisée par le gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale.
Le Forum africain de l’eau constitue la première étape continentale de Water Forward, une initiative mondiale lancée le 15 avril 2026 à Washington par le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga, avec pour objectif de contribuer à sécuriser l’accès à l’eau pour un milliard de personnes d’ici à 2030.











































