L’arrêt n°12/2025-2026 rendu le 11 mai 2026 par la Cour de cassation continue de susciter de vives contestations. Les familles de feue Charlotte Anguilet et de feue Delphine Essongué restent profondément divisées. Selon une déclaration publique du 20 juin 2026, plusieurs héritiers estiment que des éléments déterminants du dossier n’auraient pas été suffisamment pris en considération. Désormais, cette affaire foncière expose les fragilités du droit successoral gabonais.
Une succession dont la réactivation reste contestée
Au centre du différend figure la succession de feue Delphine Essongué. Les héritiers Anguilet soutiennent que cette succession a été définitivement liquidée depuis près de deux décennies. Par conséquent, elle ne pourrait plus, selon leur interprétation, fonder de nouvelles revendications foncières. Ils contestent également la qualité de certaines personnes à agir au nom de ladite succession. Ainsi, plusieurs droits invoqués dans la procédure seraient, selon eux, dépourvus de base juridique suffisante.
Des titres et actes anciens qui alimentent le débat
Les descendants de Charlotte Anguilet font valoir des documents qu’ils considèrent comme établissant leurs droits sur la propriété litigieuse. Ils invoquent notamment un titre de propriété établi en 1943 au nom de leur ascendance. En outre, ils font état d’un acte de cession signé le 24 avril 1979 par Delphine Essongué au profit d’Agnouret . Selon leur analyse, cet acte constituerait un élément majeur du dossier. Ils bénéficieraient également d’une ordonnance autorisant la mutation du titre foncier litigieux à leur profit.
Des interrogations qui persistent malgré le rejet du pourvoi
Malgré le rejet du pourvoi, les contestataires continuent d’exprimer leurs doutes. Ils estiment que certaines pièces produites au dossier n’auraient pas reçu toute l’attention nécessaire. Ils évoquent également d’éventuelles incohérences relatives à l’examen des liens de filiation. Toutefois, l’arrêt de la Cour de cassation demeure exécutoire. Il bénéficie de toute l’autorité attachée à la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire gabonais.
Les héritiers réclament un nouvel examen approfondi
Charlotte Boutoundou Anguilet, porte-parole de la famille, exprime publiquement son inquiétude face à l’exécution de la décision. Les héritiers demandent une réévaluation exhaustive des aspects successoraux, fonciers et historiques du dossier. Finalement, cette affaire illustre la complexité des litiges portant sur d’anciens patrimoines familiaux gabonais. Seule une procédure future ou de nouveaux éléments juridiquement recevables pourraient modifier la situation. En attendant, les racines continuent de parler plus fort que les voix.
Comme le dit un proverbe de Lambaréné : « Quand deux familles se disputent l’ombre d’un grand arbre, ce n’est pas le bruit des voix qui désigne le propriétaire, mais la profondeur des racines. »










































