La Fédération gabonaise de football restera sous la direction de Pierre-Alain Mounguengui. Son mandat est prolongé jusqu’à la fin du mois de décembre 2026. C’est ainsi l’annonce faite ce jeudi par la FIFA et la CAF. Les deux instances ont publié un communiqué conjoint adressé aux autorités sportives gabonaises. Elles confirment également le maintien en fonction de l’actuel Comité exécutif. Le football gabonais traverse en effet une période de réorganisation institutionnelle.
Selon le document, l’élection du futur bureau directeur devra se tenir au plus tard le 31 décembre 2026. Cette échéance laisse ainsi entrevoir une transition prolongée. La FIFA et la CAF poursuivent leur évaluation de la situation interne de la Fégafoot. Elles valideront ensuite le calendrier électoral définitif. Cette prudence témoigne de leur volonté d’éviter toute précipitation. Le contexte est en effet marqué par des tensions administratives. Des interrogations persistent également sur la conformité des structures nationales.
Au-delà du maintien du Comité exécutif, les deux organisations exigent des autorités gabonaises une mise en conformité administrative complète de la Fégafoot et de ses membres statutaires. Les ministères des Sports et de l’Intérieur mèneront cette régularisation à travers un guichet unique spécialement mis en place. Ils devront finaliser les démarches d’ici fin octobre 2026, un délai relativement court au regard de l’ampleur des ajustements attendus.
Cette exigence n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans la ligne directrice de la FIFA. Celle-ci veille à ce que les fédérations nationales disposent d’un cadre juridique stable et autonome. Cette condition est indispensable à la tenue d’élections transparentes et à la bonne gouvernance du football. Pour le Gabon, il s’agit ainsi d’un passage obligé pour la Fégafoot. Le pays doit en effet éviter toute sanction, notamment une éventuelle mise sous tutelle. Une suspension internationale reste également possible. D’autres pays confrontés à des ingérences politiques ou à des dysfonctionnements internes ont déjà connu ce scénario.
En prolongeant le mandat de l’équipe dirigeante actuelle, la FIFA et la CAF envoient un message clair : la priorité est la stabilisation institutionnelle avant toute recomposition électorale. Cette décision pourrait apaiser certaines tensions mais risque également d’alimenter les critiques de ceux qui réclament un renouvellement rapide des instances.
Reste désormais à savoir si les autorités gabonaises respecteront les délais imposés et si la Fégafoot parviendra à mener à bien sa transition administrative sans heurts. La suite dépendra de la capacité des acteurs nationaux à collaborer avec les instances internationales pour restaurer la confiance autour de la gouvernance du football gabonais.


























