La quiétude du quartier Magnang, dans le 2ᵉ arrondissement de Lambaréné, a été brutalement rompue ce mercredi, après la découverte du corps sans vie de Joséphine Moubena, une femme d’environ 80 ans, flottant sur les eaux du lac Biweni. La nouvelle a rapidement suscité émotion et incompréhension parmi les habitants, tant les circonstances du drame demeurent floues.
Selon les premiers éléments recueillis auprès des riverains, la victime se rendait presque quotidiennement à son champ situé à près d’un kilomètre de son domicile. Pour rejoindre l’autre rive, elle utilisait habituellement une pirogue. Mais depuis quelques semaines, son embarcation aurait été dérobée, la contraignant à improviser ses traversées avec des moyens précaires. Une situation qui, selon plusieurs voisins, l’exposait à un risque accru, compte tenu de son âge avancé.
Mardi, comme à son habitude, l’octogénaire quitte son domicile pour se rendre à son champ. Mais à la tombée de la nuit, son absence prolongée inquiète ses proches. Pensant d’abord qu’elle aurait pu trouver refuge dans un village voisin, la famille choisit d’attendre le lendemain. Ce n’est qu’après vérification auprès des habitants du village en question qu’ils réalisent que la vieille dame n’y a jamais été aperçue.
L’inquiétude se transforme alors en alerte. Et c’est finalement ce mercredi, aux environs de 11 heures, que des riverains découvrent un corps flottant à la surface du lac Biweni. Rapidement, les proches de la victime identifient certains de ses effets personnels notamment un panier abandonnés non loin de la berge, confirmant leurs craintes.
Les sapeurs-pompiers, la brigade nautique et plusieurs unités de sécurité ont été dépêchés sur place pour procéder aux premières constatations. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes du décès. Pour l’heure, aucune piste n’est privilégiée : accident lié à une traversée improvisée, malaise, chute, ou autre événement encore inconnu.
Dans l’attente des conclusions officielles, le quartier Magnang reste plongé dans la stupeur. Le décès de Joséphine Moubena met en lumière la vulnérabilité des personnes âgées dans les zones rurales et interroge sur les conditions de sécurité autour du lac Biweni, régulièrement utilisé par les habitants pour leurs activités quotidiennes.


























