Une famille de la province de la Ngounié vit un cauchemar depuis plusieurs semaines. La dépouille de leur proche, confiée à une structure funéraire privée, a mystérieusement disparu de la morgue de la Compagnie africaine de sépultures du Gabon (Casepga) avant d’être localisée à des centaines de kilomètres du lieu de dépôt initial.
Une disparition découverte lors des préparatifs funéraires
Thérèse Nombi Madibila, septuagénaire originaire de la région, est décédée et sa dépouille a été déposée le 26 mars 2026 à la morgue de Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié. La structure gestionnaire de cet établissement est la Casepga.
Quelques jours plus tard, lorsque la famille s’est présentée pour organiser les obsèques, la stupeur était totale : le corps était introuvable. Aucune explication immédiate n’a été fournie par les responsables de l’établissement.
La famille sous le choc, une organisation funèbre bouleversée
Le traumatisme au sein de la famille est profond. Un proche a exprimé sa détresse face à cette situation inédite : les préparatifs étaient finalisés, les proches mobilisés, et la cérémonie soigneusement planifiée. La disparition du corps a tout remis en question, ajoutant une douleur supplémentaire au deuil déjà difficile à traverser.
La famille exige des réponses claires de la part de la Casepga et entend ne pas laisser cette affaire sans suite.
Le corps retrouvé à Moabi, dans le département de la Douigny
Selon des sources concordantes relayées par l’Agence gabonaise de presse (AGP), la dépouille a finalement été localisée dans un village situé près de Moabi, localité du département de la Douigny, dans la province de la Nyanga. Cette province est distincte de la Ngounié, ce qui soulève des interrogations sérieuses sur les conditions dans lesquelles le corps a pu être transporté et déposé aussi loin de son lieu d’enregistrement initial.
Des précédents préoccupants impliquant la Casepga
Cette affaire n’est malheureusement pas sans précédent. Plusieurs témoignages font état de faits similaires impliquant la même structure, notamment en juillet 2021. Ces récurrences alimentent les doutes quant aux pratiques de gestion des dépouilles au sein de cet opérateur funéraire privé et interrogent sur l’absence de contrôle institutionnel suffisant.
Des poursuites judiciaires envisagées, une mission annoncée
Face à l’ampleur du préjudice moral et logistique subi, la famille envisage d’engager des poursuites judiciaires contre les responsables. Elle compte également solliciter un permis d’exhumation afin de rapatrier légalement la dépouille et organiser les funérailles dans la dignité.
Du côté de la morgue, une délégation devrait se rendre dans la province de la Nyanga dès le lundi suivant la révélation des faits, dans l’objectif de clarifier les circonstances de cette disparition et de proposer des solutions concrètes à la famille.
Cette affaire met en lumière les défaillances criantes dans la gestion des structures funéraires privées au Gabon et appelle une réforme urgente du secteur.


























