Le football gabonais a retrouvé des couleurs samedi dernier au stade Augustin-Monedan de Sibang. Après près d’un an de disette, les Librevillois ont renoué avec le frisson des gradins, remplis à craquer pour assister à la confrontation entre Vautour club de Libreville et Oyem AC, promu en National-Foot 1. Ce retour du spectacle est en soi une victoire pour le championnat, qui doit impérativement capitaliser sur cet engouement populaire afin de ne pas retomber dans les travers d’un calendrier irrégulier et d’une organisation fragile.
Sur le terrain, les poulains du coach burundais Patrick Nshimirimana ont rapidement imposé leur rythme. Dès la 16e minute, Alex Doukaga ouvre le score et lance les hostilités. Mais Vautour, porté par son public, refuse de céder. Caleb Nzamba, d’une frappe opportuniste à la 29e minute, remet les deux équipes à égalité. La pause intervient sur ce score de parité (1-1), laissant présager une seconde période indécise.
La suite sera un bras de fer. Les deux formations multiplient les offensives, sans parvenir à faire la différence. Alors que le match semble se diriger vers un nul logique, Emmanuel Ovono surgit à la 93e minute pour crucifier les locaux et offrir à Oyem AC une victoire précieuse (1-2). Un scénario cruel pour Vautour, mais révélateur de la détermination des Oyémois.
Au-delà du résultat, cette rencontre illustre plusieurs enseignements :
La ferveur populaire : le public gabonais reste avide de football, preuve que le championnat conserve un potentiel attractif.
La compétitivité des promus : Oyem AC démontre qu’il faudra compter sur lui, même face aux clubs installés.
La nécessité de continuité : maintenir un rythme régulier de compétitions est essentiel pour éviter la démobilisation des supporters et des joueurs.
Ce succès inaugural des Oyémois est plus qu’une victoire sportive : c’est un signal fort envoyé au National-Foot. Le championnat doit s’appuyer sur cette dynamique pour renforcer sa crédibilité, améliorer sa visibilité et offrir aux passionnés un spectacle constant. Félicitons cette reprise et encourageons les acteurs à persévérer : le football gabonais mérite une scène stable et ambitieuse, à la hauteur de l’attente de ses supporters.

























