Libreville — Le vice-président du gouvernement, Herman Immongault, a présidé, ce mercredi 11 février 2026, une séance de travail consacrée à l’avenir du fonds autonome national d’entretien et d’investissement routier (FANEIR), en présence des ministres sectoriels directement concernés. Au centre des échanges : la recherche de solutions concrètes pour améliorer durablement le réseau routier sur l’ensemble du territoire.
Pensé comme un levier de modernisation des infrastructures et de suivi rigoureux des travaux publics, le FANEIR s’inscrit dans une ambition plus large de transformation structurelle. Car une route praticable en toute saison n’est pas seulement un ruban de bitume ; c’est une promesse de continuité économique et de cohésion nationale.
Toutefois, la réunion a mis en lumière plusieurs difficultés de fonctionnement, liées notamment à la coexistence institutionnelle du FANEIR avec le Fonds national d’infrastructures (FNI). Cette superposition de mécanismes financiers et opérationnels, loin de renforcer l’efficacité publique, tend parfois à ralentir la prise de décision, diluer les responsabilités et compliquer la lisibilité de l’action de l’État.
Face à ces contraintes, les autorités entendent engager des discussions approfondies afin de lever les entraves d’ordre institutionnel et financier. L’objectif affiché demeure clair : permettre au Ministère des Travaux publics, de l’Équipement et des Infrastructures d’exercer pleinement sa mission, en garantissant aux populations des routes sûres, accessibles et durables, conformément à la vision portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Derrière la technicité des sigles et des fonds, une question plus essentielle affleure : celle de la capacité de l’action publique à transformer les ressources en résultats visibles. Car dans bien des pays, les infrastructures ne manquent pas de projets, mais de continuité, de coordination et parfois de mémoire institutionnelle.
Or une nation avance à la vitesse de ses routes. Lorsque celles-ci se dégradent, c’est le temps lui-même qui ralentit : les marchés s’éloignent, les soins tardent, l’école devient lointaine. À l’inverse, quand elles renaissent, c’est tout un horizon qui se rapproche.
La réunion conduite par le vice-président du gouvernement s’inscrit ainsi dans une équation simple mais exigeante : transformer l’intention politique en mobilité réelle. Et rappeler, silencieusement, que gouverner consiste souvent à rendre les chemins praticables avant même de tracer de nouvelles directions.

























