Le samedi 31 janvier 2026, le réseau Elite Juris & Business, en partenariat avec CAT Consulting – Gabon, a officiellement lancé son premier après-midi coaching de l’année, conformément à son planning annuel. Ce rendez-vous inaugural, consacré au thème « Droit foncier et sécurisation des titres », marque une entrée en matière structurée et ambitieuse pour 2026, dans un contexte où les enjeux fonciers occupent une place centrale dans les débats économiques, sociaux et patrimoniaux au Gabon.
Conçu et coordonné sous la direction de Catherine Teya, véritable cheffe d’orchestre de l’événement, cet après-midi coaching a été pensé comme un espace de réflexion rigoureux, pratique et accessible. À la baguette de l’organisation, elle a assuré la cohérence du programme, la mobilisation de profils d’expertise complémentaires et la qualité du cadre d’échanges, conférant à cette rencontre la densité et la crédibilité attendues d’un rendez-vous professionnel de haut niveau.
Le choix du thème ne relève pas du hasard. Le droit foncier, loin d’être une matière purement technique, constitue un pilier de la sécurité juridique et un déterminant majeur de la stabilité sociale. Cadastre, conflits de propriété, titre foncier, domanialité publique et privée, réforme foncière : autant de notions au cœur des préoccupations des citoyens, des investisseurs et des pouvoirs publics, et qui appellent des réponses claires, méthodiques et juridiquement fondées.
« Le droit foncier est au cœur des équilibres économiques, sociaux et patrimoniaux. Lorsqu’il est mal maîtrisé, il engendre insécurité juridique et conflits durables ; lorsqu’il est rigoureusement encadré, il devient un puissant levier de confiance et de développement », a rappelé l’un des organisateurs en ouverture des travaux.

Paneliste confirmée, Maître Bluenn Okeli Gouriou Ogoula a livré une intervention d’une grande précision juridique, nourrie par sa pratique quotidienne auprès des particuliers et des entreprises. Elle a insisté sur la place centrale du titre foncier et des actes notariés dans la prévention des litiges.
« Dans notre contexte, nombre de conflits fonciers trouvent leur origine dans des actes mal établis ou des titres insuffisamment vérifiés. Le notaire intervient précisément pour sécuriser juridiquement les transactions, anticiper les risques et garantir la validité des droits de propriété », a-t-elle souligné.
Elle a également mis en exergue les enjeux liés à la régularisation foncière et à la transmission du patrimoine, rappelant que la sécurité juridique repose sur la rigueur des procédures et la conformité des actes.
Dans une approche complémentaire, Paterne Moundziegou, juriste d’entreprise au sein de Cofina Gabon, expert certifié en évaluation immobilière et formateur en gestion du patrimoine immobilier, est revenu sur les préalables à l’acquisition d’un bien immeuble en République gabonaise.
« L’acquisition immobilière ne saurait être réduite à une simple négociation financière. Elle constitue avant tout une opération juridique complexe, qui exige des vérifications approfondies sur la situation du bien, la validité des titres et les risques contentieux », a-t-il expliqué.
Son intervention a souligné l’importance d’une véritable culture de la diligence juridique, condition essentielle à la sécurisation des investissements immobiliers.
L’éclairage apporté par Vianey Aristide Essono Nseme, président de l’association « Que dit la loi » et expert en ingénierie territoriale, a permis de lever certaines confusions persistantes autour de la domanialité publique et privée.
« La confusion entre domaine public et domaine privé de l’État demeure une source majeure d’insécurité foncière. Clarifier ces régimes juridiques, c’est prévenir les litiges et renforcer la protection des droits », a-t-il indiqué.
Son analyse s’est inscrite dans une réflexion plus large sur les enjeux actuels de la réforme foncière et de la sécurisation des droits au Gabon.
La participation d’Ismaël Kevin Okoumba Akouo, en poste à la Cour d’appel administrative, a apporté une dimension institutionnelle essentielle aux échanges. Il a rappelé que la sécurité foncière trouve son prolongement naturel dans le contrôle juridictionnel des décisions administratives.
« Le juge administratif intervient comme garant de la légalité en matière foncière. La solidité des décisions rendues dépend largement de la qualité juridique des actes établis en amont », a-t-il fait observer.
Pour l’année 2026, le réseau Elite Juris & Business a institué un rôle formel de modérateur. Daryl Brayan Menye a assuré cette fonction avec rigueur et équilibre, veillant à la fluidité des échanges, à l’équilibre des prises de parole et au maintien d’un débat à la fois exigeant et courtois.
Par ce premier après-midi coaching de l’année, Elite Juris & Business, sous l’impulsion organisationnelle de Catherine Teya, affirme sa volonté de replacer le droit au cœur des dynamiques de développement. En choisissant le foncier pour ouvrir 2026, le réseau envoie un signal fort : il ne peut y avoir ni investissement sécurisé, ni paix sociale durable, ni transmission patrimoniale sereine sans une maîtrise rigoureuse du droit foncier.
2026 s’ouvre ainsi sur des bases solides, portées par l’expertise, la pédagogie juridique et une ambition clairement assumée de structuration durable des pratiques.











































