Le lundi 5 janvier 2026, l’administration gabonaise a donné à voir l’une de ses plus nobles expressions : celle d’un État qui se réorganise dans l’ordre, la dignité et le respect scrupuleux des principes républicains. À la faveur de sa promotion au poste de vice-président du gouvernement dans le second gouvernement de la Ve République, Hermann Immongault a procédé à la rupture de gestion et à la passation de charges avec son successeur, Adrien Nguema Mba, nommé ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation.
Cette cérémonie, à la fois sobre et hautement symbolique, s’inscrit dans la tradition administrative qui consacre la continuité de l’État au-delà des changements d’hommes et de fonctions. Elle matérialise une conception exigeante du pouvoir public, où la responsabilité se transmet avec méthode, clarté et sens élevé du devoir.
Dans le même élan institutionnel, Hermann Immongault, qui assurait également l’intérim du ministère de la défense nationale, a procédé à la passation de charges avec madame Brigitte Onkanowa, reconduite à la tête de ce département stratégique en qualité de ministre d’État. Cette reconduction traduit la volonté des plus hautes autorités de préserver la stabilité et la cohérence au sein d’un secteur régalien essentiel à la souveraineté nationale, à la sécurité du territoire et à la préservation de l’ordre républicain.

La double cérémonie s’est déroulée sous la présidence du secrétaire général du gouvernement, Abdu Razzaq Guy Kambogo, dont la présence a conféré à l’événement toute sa portée institutionnelle. Gardien des procédures et de l’orthodoxie administrative, il a veillé au respect des règles qui fondent la crédibilité et la solidité de l’action publique.
Au-delà de l’acte administratif, cette séquence politique revêt une signification profonde. Elle témoigne de l’ambition de la Ve République de rompre avec toute forme d’improvisation, en instaurant une gouvernance fondée sur la transparence, la rigueur et la responsabilité. Elle rappelle que servir l’État n’est ni un privilège personnel ni un héritage figé, mais une charge temporaire exercée au nom du peuple et sous le regard de l’Histoire.
Ainsi, dans cette République en refondation, chaque passation de charges devient un acte de mémoire et de projection, un pont entre ce qui a été accompli et ce qui reste à bâtir. Car, comme le dit un proverbe à Lambaréné: « On ne reçoit pas le flambeau pour le contempler, mais pour éclairer le chemin. »


























