Sous les ors solennels du Palais de la Cour constitutionnelle, Libreville a servi, ce lundi 29 décembre 2025, de cadre à un moment de haute portée institutionnelle. Le président de la République a assisté à la cérémonie de prestation de serment des neuf nouveaux juges constitutionnels, récemment nommés par décret présidentiel, appelés à devenir les gardiens vigilants de la Loi fondamentale.
Réunis dans l’hémicycle, lieu où la Constitution trouve sa voix et son souffle, les nouveaux juges ont prêté serment devant le chef de l’État, les responsables des institutions, les membres du gouvernement et le corps diplomatique. Par cet acte, ils ont franchi le seuil symbolique qui sépare la nomination de l’exercice effectif de la charge, entrant pleinement dans leur mission au service de la République.
Nommés le 24 décembre dernier, ces femmes et ces hommes ont scellé leur engagement par une formule solennelle, véritable pacte moral avec la Nation. « Je jure de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge… », ont-ils proclamé d’une seule voix, rappelant que la neutralité, l’impartialité et la réserve ne sont pas des options, mais des boussoles incontournables pour celui qui interprète la Constitution.
Dans son allocution, le président de la République a salué le choix porté sur ces neuf personnalités, soulignant que leur désignation répond à une exigence de compétence, d’intégrité et de sens du devoir. Il les a invités à mesurer le poids de la responsabilité qui repose désormais sur leurs épaules, comparant leur rôle à celui de sentinelles veillant sur l’équilibre institutionnel et la stabilité démocratique.
Le Chef de l’État a rappelé que la Cour constitutionnelle n’est pas une simple institution, mais le dernier rempart lorsque les principes républicains sont menacés. Il a exhorté les juges à faire preuve de rigueur et de courage, car juger en conscience, c’est parfois résister aux vents contraires pour rester fidèle à l’esprit de la Constitution.
Le Président a également rendu un hommage appuyé aux juges sortants, saluant leur contribution déterminante durant la transition, notamment dans l’organisation et la supervision des élections et du référendum, étapes cruciales pour le retour à l’ordre constitutionnel.


























