Journaliste avant d’être homme d’État, Guy Bertrand Mapangou porte en lui l’encre des mots et l’écoute du terrain. Nommé lundi soir président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, il accède à une fonction où la réflexion collective exige d’abord l’art de comprendre, de questionner et de faire dialoguer les voix de la nation.
Formé au journalisme à l’Université de Lille, en France, Guy-Bertrand Mapangou appartient à cette génération pour qui la plume fut la première école du pouvoir. Très tôt, il apprend que l’information n’est pas qu’un récit, mais une responsabilité. De retour au Gabon, il rejoint Africa N°1, radio emblématique d’Afrique centrale, véritable caisse de résonance des aspirations populaires. Là, il affine son regard, polit son verbe et développe cette capacité rare à écouter avant de parler, à analyser avant d’agir.
Originaire de Fougamou, dans la province de la Ngounié, il transpose ensuite cette culture journalistique au cœur de l’administration. Dans les années 1990, il devient directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, puis Haut-Commissaire au ministère de la Justice. À chaque étape, l’homme conserve le réflexe du reporter : observer, contextualiser, mesurer les enjeux avant toute décision.
Au ministère de la Défense nationale, comme secrétaire général adjoint chargé de la stratégie, il agit tel un rédacteur en chef de l’action publique, ordonnant les priorités et clarifiant les messages. En juin 2009, face aux rumeurs de coup d’État, il adopte le ton posé de l’homme de presse, dément avec rigueur et rassure une opinion inquiète, rappelant la vigilance des forces armées.
Porte-parole de la Présidence après l’élection de 2009, il devient la voix officielle de l’État, donnant chair aux décisions, expliquant les choix et traduisant le pouvoir en langage compréhensible. Ministre, président du Conseil national de la communication, puis ministre de l’Intérieur, il n’a jamais rompu avec son ADN journalistique.
Aujourd’hui, à la tête du CESEC, Guy Bertrand Mapangou apparaît comme un chef d’orchestre des paroles sociales, économiques et culturelles, mettant l’écoute, le dialogue et la pédagogie au service d’un Gabon en quête d’équilibre, de sens et de cohésion durable.











































