Le lundi 22 décembre 2025, Jean Rémy Yama, président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP), a tenu une conférence de presse au siège du parti, marquant une rentrée politique et un bilan depuis sa création. Dans un contexte de doute et d’incertitude pour le Gabon, Yama a réaffirmé la position d’opposition de son parti, tout en dénonçant les conséquences de la récente taxe d’habitation sur les Gabonais.
« Pour qu’on demande aux Gabonais de payer cette taxe, il va falloir améliorer leur condition de vie », a martelé Yama, soulignant l’inadéquation entre les exigences fiscales et la réalité économique des citoyens. Il a critiqué la gestion actuelle, évoquant une « amplitude abyssale » entre les promesses de la Transition et les réalités vécues par le peuple.
Le président du PNTP a également mis en lumière les dérives du processus électoral, qualifiant la Transition de « vaste tromperie ». Il a dénoncé les exclusions de candidatures jugées gênantes, notamment la sienne, affirmant que « le régime actuel a opté pour des tensions préélectorales » afin de minimiser les contestations postélectorales. Cette stratégie, selon lui, conduit à une démobilisation de l’électorat et à une abstention élevée, facilitant ainsi la fraude électorale.
Yama a insisté sur la nécessité de revisiter le Code électoral et de garantir un véritable respect de l’État de droit. Il a également dénoncé le Parlement actuel, qu’il considère comme un « Parlement monocolore », incapable de représenter les intérêts du peuple. « Ce Parlement est entièrement soumis au Président », a-t-il déclaré, avant de rappeler que les parlementaires doivent être les relais des préoccupations populaires.
Concernant la taxe d’habitation, il a précisé que cette mesure constitue une source d’appauvrissement pour le petit peuple et a critiqué le fait que le gouvernement cherche à indexer cette taxe sur des éléments tels que les factures d’électricité. « Pourquoi indexer la taxe d’habitation aux factures d’électricité ? » s’est-il interrogé, mettant en lumière l’iniquité de cette politique.
Jean Rémy Yama a appelé à une mobilisation pour défendre les droits des Gabonais, promouvant une vision d’un pays où l’État de droit est respecté et où la voix du peuple est entendue. « Nous militons pour une révision de la Constitution et une refonte totale du Code électoral », a-t-il conclu, réaffirmant ainsi l’engagement du PNTP à représenter les intérêts des plus vulnérables.


























