Au terme du Conseil de Cabinet organisé ce mardi 08 juin à Libreville par Jean Ping, l’opposant au régime d’Ali Bongo critique la succession de dérogations du Fonds monétaire international (FMI) en faveur du Gabon. Pour Jean Ping, ces endettements pris au nom du Gabon ne sont pas réellement utilisés au bénéfice des populations.
L’actualité est marquée par le passage de Jean Eyeghe Ndong chez Ali Bongo, ancien Premier ministre d’Omar Bongo, par ailleurs soutien de Jean Ping à la dernière élection présidentielle de 2016. Généralement Jean Ping ne se préoccupe pas des mouvements des uns et des autres vers le président Ali Bongo Ondimba. Pour l’opposant, chacun assume ses choix devant les Gabonais.
Pour Jean Ping, son inquiétude est orientée vers le bien-être des Gabonais qui lui ont accordé leur confiance en le votant en 2016 « président élu ». C’est pourquoi, il estime que les nombreuses dérogations du FMI accordé au Gabon pour l’exécution du programme entre 2017 et 2020 sont sans réel impact pour les Gabonais.
En clair, Jean Ping estime que les raisons du décaissement de ces prêts ne sont pas vraiment pour leur objet initial. Un prêt est accordé pour l’exécution d’un programme et généralement les projets sociaux sont mis en avant pour faciliter le décaissement des bailleurs de fonds mais après rien n’est fait.
Ainsi, l’opposant à Ali Bongo Ondimba dit que « la situation des finances du Gabon et des capacités d’investissement du pays, je note que l’endettement est devenu une fin en soi, sans bénéfice réel pour les populations, dans aucun domaine », s’est-il inquiété.
L’opposant considère que tous ces impaires en matière de gestion le conduisent à remettre le pays sur les rails. « Sortir de cette impasse est pour moi un défi de rigueur à relever, pour le redressement maintenant et pour les nouvelles générations », a promis le « président élu du Gabon ».
Aujourd’hui, l’encours total de la dette gabonaise au 1er janvier 2021 était autour de 6428 milliards de FCFA soit pour Cet encours rapporté au PIB dépasse le seuil communautaire de 70% fixé par les autorités de la Cemac .

























