Libreville, 27 novembre 2025 – Lors d’une rencontre cruciale réunissant secrétaires généraux, directeurs de cabinet et directeurs généraux, le Vice-président du Gouvernement par intérim et ministre d’État, Henri-Claude Oyima, a souligné l’urgence d’une administration « réorganisée, réactivée, disciplinée et alignée » sur les directives du Chef de l’État. Cette déclaration marque un tournant décisif dans la gestion administrative du Gabon, alors que le pays s’efforce de moderniser son fonctionnement institutionnel à travers des réformes administratives.
« Le temps des annonces est terminé. Nous entrons dans le temps de l’exécution », a affirmé Oyima, insistant sur la nécessité de passer des discours aux actions concrètes. Il a rappelé les avancées réalisées depuis le début de la Transition, notamment en matière de réformes constitutionnelles, de réformes administratives et de modernisation du cadre juridique, tout en déplorant les « lenteurs, fragmentations et pratiques dépassées » qui freinent l’action administrative.
Cette critique met en lumière des problèmes systémiques qui perdurent dans l’administration gabonaise. Les « zones grises » et les « missions floues » évoquées par le ministre d’État traduisent un manque de clarté et de définition des rôles au sein des institutions, ce qui complique la prise de décision rapide. Dans un contexte où le Gabon vise une croissance économique d’au moins 6,5 % d’ici 2026, il est impératif que l’administration soit capable de répondre rapidement aux défis qui se présentent, notamment par des réformes administratives adaptées.
Oyima a rappelé que cette performance économique est essentielle pour réduire la pauvreté, financer des infrastructures et renforcer la souveraineté économique du pays. Toutefois, il est crucial de noter que cette ambition ne peut être atteinte que si l’administration réussit à supprimer les obstacles bureaucratiques et à favoriser un environnement propice à la prise de décisions rapide et efficace.
Le défi qui se pose est donc double : d’une part, il faut redéfinir les rôles et responsabilités au sein de l’administration pour éviter les retards décisionnels ; d’autre part, il est nécessaire d’implémenter des mécanismes de suivi et d’évaluation qui garantiront que les réformes ne restent pas lettre morte. La volonté politique exprimée par Oyima doit être accompagnée de moyens concrets pour transformer cette vision en réalité.
La réorganisation de l’administration gabonaise, comme souligné par Henri-Claude Oyima, est non seulement urgente mais également indispensable pour assurer l’efficacité des politiques publiques. Le succès de cette démarche dépendra de l’engagement des acteurs administratifs à adopter une culture de responsabilité et d’efficacité, tout en restant alignés sur les objectifs fixés par le Chef de l’État. Le pays se trouve à un tournant crucial, et la capacité d’exécution de l’administration sera déterminante pour son avenir économique et social.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























