À Libreville, du 25 au 28 novembre 2025, se tient un atelier national organisé par l’UNESCO, réunissant experts, institutions et communautés pour renforcer les compétences africaines en matière de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Soutenue par un financement du Japon, cette initiative vise à améliorer la qualité des candidatures africaines aux listes de la Convention de 2003 et à offrir une meilleure visibilité aux traditions vivantes du continent.
Lors de l’ouverture de cet atelier, Séraphine Memine Me Zue, représentante du Bureau UNESCO de Libreville, a exprimé sa gratitude envers le gouvernement japonais. « Permettez-moi, avant toute chose, d’exprimer notre profonde gratitude au gouvernement du Japon dont le soutien généreux et constant rend possible cette rencontre. L’engagement du Japon pour cette initiative, qui couvre trois pays d’Afrique centrale, illustre parfaitement la solidarité internationale et la coopération culturelle qui sont au cœur de la Convention de 2003.»
Le représentant de l’ambassade du Japon au Gabon a également pris la parole, affirmant : « C’est pour moi un très grand honneur de prendre la parole à l’ouverture de cet atelier consacré à l’avancement des capacités pour la sauvegarde des patrimoines culturels immatériels. »

Le ministre de l’Enseignement supérieur, le Dr Simplice Désiré Mamboula, qui assure l’intérim du ministère de la Culture, a souligné l’importance de cet événement. « Cet héritage vivant est l’essence de notre identité collective. Nous avons la responsabilité de le protéger et d’en assurer la transmission », a-t-il déclaré. Il a également mis en avant le rôle crucial de la Direction générale du patrimoine culturel dans l’accompagnement des communautés.
« Ce projet vise à renforcer les compétences des États parties afin qu’ils puissent soumettre des candidatures de qualité aux listes et au Registre de la Convention de 2003 », a précisé Séraphine Memine Me Zue.
La rencontre s’inscrit dans un contexte de modernisation de la Convention de 2003, avec de nouvelles directives opérationnelles visant à rendre les procédures d’inscription plus dynamiques et centrées sur les communautés dépositaires du patrimoine. Le Gabon, riche d’un patrimoine immatériel encore largement sous-documenté, met en avant la candidature du Mvett, art musical et épique de la communauté Ekang, dans le cadre de ce processus, ainsi que des rites initiatiques tels que le djembèts.
Cet atelier représente une étape décisive pour accroître la présence du patrimoine immatériel africain sur la scène mondiale. En intégrant plus fortement le patrimoine vivant dans les politiques culturelles et de développement durable, il offre l’occasion de donner une plus grande visibilité aux traditions vivantes, reflets essentiels de l’histoire, de la créativité et de la diversité culturelle du continent.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi










































