Ce jeudi 20 novembre 2025, l’Université Internationale de Libreville (UIL) Berthe et Jean a accueilli la cérémonie de remise des certificats de formation organisée par la Plateforme Médias et Démocratie. En présence de l’Ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, du Directeur de cabinet du ministre de la Communication et des Médias, Guillaume Rendambo, et du représentant du Recteur, cette clôture a symbolisé l’aboutissement d’un travail intensif consacré au renforcement des capacités des journalistes gabonais.
Pendant deux semaines, quinze journalistes issus de diverses rédactions publiques et privées ont suivi une session exigeante centrée sur « la désinformation, ses outils, ses acteurs, les genres journalistiques et le journalisme d’investigation ». Financée par la République française et mise en œuvre par Médias et Démocratie, cette formation a regroupé des professionnels venus de Gabon 24, AGP, L’Union, Africa N°1, La Loupe, L’Aube, Le Mbandja, Échos du Nord, Gabon Mail Infos, Tendances Gabon, Gabon Clic et True News Africa. Guidés par quatre formateurs expérimentés, Olivier Piot, Raoul Mbog, Désiré Ename et Martial Idoundou , ayant servi dans des médias majeurs tels que Le Monde, Le Point et Échos du Nord, les participants ont été soutenus comme des artisans perfectionnant peu à peu la maîtrise de leur outil essentiel : l’information.
En ouverture, Désiré Ename, directeur de Médias et Démocratie, section Gabon, a cité Jacques Attali : « aucun journaliste ne réussira à informer s’il ne fait pas l’effort de lutter contre la propagande et les fausses nouvelles… aucun lecteur ne saura la vérité s’il ne la cherche pas au-delà de la gratification narcissique que lui offrent les réseaux sociaux ».

Par cette réflexion, il a rappelé que l’information est un combat permanent, un combat pour la vérité, pour la rigueur et pour l’éthique, combat que cette formation a précisément choisi d’armer.
L’Ambassadeur de France, Fabrice Mauriès, a réaffirmé que « la liberté de la presse depuis la Révolution française est le cœur de la vitalité démocratique ». Soulignant la reconstruction du Gabon dans « un environnement de liberté où la parole se libère », il a estimé que cette formation offre aux journalistes non seulement des outils, mais également une énergie renouvelée, une confiance ravivée et une fierté dans leur contribution au pays. Selon lui, les compétences perfectionnées au sein de Médias et Démocratie permettront aux journalistes d’aller plus loin dans la production d’une information objective et rigoureuse.

Le représentant du Recteur, le professeur Mowono, a insisté sur les défis contemporains, marqués par l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle et la circulation rapide des contenus numériques. « L’utilisation de l’intelligence artificielle se répand de plus en plus et tend parfois à dépasser les journalistes que vous êtes », a-t-il averti, rappelant que les citoyens doivent pouvoir compter sur des professionnels capables de trier, vérifier et contextualiser l’information.
Clôturant la session, Guillaume Rendambo a salué « l’accompagnement rigoureux » offert aux quinze participants, soulignant que maîtriser les genres journalistiques et la déontologie constitue l’un des piliers majeurs du métier. Il a encouragé les journalistes à mettre en pratique ces nouvelles compétences dans un contexte où l’exigence du public appelle une information plus fiable.
Depuis 2022, Médias et Démocratie œuvre au Gabon pour former des journalistes au niveau national et en France. À l’issue de cette session, les participants ont reçu leurs certificats, désormais prêts à renforcer la qualité de leurs investigations journalistiques et à mieux lutter contre la désinformation.











































