Le samedi 15 novembre 2025 dans la ville d’Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, cinq jeunes élèves dont certains en classe de terminale au Collège d’Angone et d’autres au Lycée de l’Excellence ont été interpellés par un capitaine de police dans des conditions jugées abusives. L’affaire, révélée par la page Info Oyem+, suscite une vive indignation et relance le débat sur le respect des droits fondamentaux dans le pays.
Les faits
Selon les informations recueillies, les adolescents s’étaient retrouvés pour une sortie amicale. Après quelques instants passés ensemble, ils se sont installés non loin du commissariat de police, où ils ont commencé à se prendre en photo avec leurs téléphones portables. Le capitaine, les apercevant, aurait sorti son arme pour les intimider, estimant qu’ils filmaient le commissariat. Pris de peur, trois des jeunes ont pris la fuite, tandis que deux autres se sont approchés pour comprendre la situation.
Malgré leurs explications, le capitaine a décidé de les placer en cellule. Depuis, leurs parents s’interrogent sur les motifs réels de cette arrestation, d’autant que les élèves n’ont pas pu rejoindre leurs établissements scolaires depuis le début de la semaine.
Toujours selon Info Oyem+, les noms des jeunes ne figuraient pas initialement dans le registre des personnes détenues. Ce n’est qu’après la visite du procureur, lundi, que leurs identités ont été inscrites. Devant le magistrat, le capitaine aurait reconnu que les adolescents n’avaient rien de compromettant sur eux. L’image illustrative fournie par les familles démontre par ailleurs que les jeunes ne filmaient pas le commissariat, mais se trouvaient simplement à proximité.
Cette affaire est perçue par les parents comme une arrestation abusive et arbitraire, révélatrice de pratiques policières qui posent la question du respect des droits fondamentaux. Dans un État de droit, la privation de liberté ne peut se faire sans motif légal et proportionné.
Les jeunes doivent comparaître devant le procureur le jeudi 20 novembre. Les familles espèrent que la justice exigera leur libération immédiate et rappellera les principes de légalité et de proportionnalité qui encadrent toute interpellation.
Au-delà de ce cas, l’affaire d’Oyem soulève un débat plus large : celui de la relation entre forces de l’ordre et citoyens, et de la nécessité de renforcer la confiance par des pratiques respectueuses des droits humains. Car si la sécurité est une exigence, elle ne peut se construire au détriment de la liberté et de la dignité des citoyens.











































