Dans un contexte de réforme profonde du secteur extractif, le Ministre des mines et de la géologie, Gilles Nembe, a tenu une rencontre stratégique avec les promoteurs du futur Syndicat national des orpailleurs du Gabon (SYNOGAB), présenté comme un véritable syndicat de l’orpaillage. Cette réunion, organisée ce vendredi 31 octobre au sein du ministère, marque une étape décisive dans la volonté des autorités de structurer un secteur longtemps dominé par l’informel.
L’orpaillage artisanal, bien que générateur de revenus pour des milliers de Gabonais, reste confronté à des défis majeurs : insécurité juridique, conditions de travail précaires, absence de traçabilité, et impact environnemental non maîtrisé. En initiant un dialogue avec les représentants des orpailleurs, le gouvernement affiche sa volonté de transformer cette activité en un levier économique formel, durable et équitable.
« Il est temps que les orpailleurs soient reconnus comme des acteurs à part entière de notre économie. La structuration de leur syndicat est une avancée vers une meilleure gouvernance du secteur aurifère », a déclaré le ministre Gilles Nembe.
Le bureau provisoire du SYNOGAB, conduit par Gaétan Pondot, a exposé sa vision d’un syndicat inclusif, capable de défendre les droits des orpailleurs tout en favorisant leur intégration dans l’économie formelle. Cette initiative s’inscrit dans les réformes impulsées par le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, en faveu d’une meilleure gouvernance des ressources naturelles et renforce la création d’un syndicat de l’orpaillage au service des acteurs du terrain.
Parallèlement, un recensement national des orpailleurs a été lancé du 29 octobre au 5 novembre 2025. Objectif : établir une cartographie précise des acteurs du secteur, préalable indispensable à toute politique publique efficace.
La formalisation de l’orpaillage artisanal pourrait générer des retombées significatives :
Augmentation des recettes fiscales grâce à une meilleure traçabilité de l’or.
Création d’emplois durables dans les zones rurales.
Réduction des conflits liés à l’exploitation informelle des ressources minières.
Amélioration des conditions de sécurité et de santé au travail pour les orpailleurs.
Le ministère s’est engagé à accompagner la mise en place juridique du syndicat des orpailleurs, à travers un cadre réglementaire adapté. Des ateliers de concertation sont prévus dans les prochains mois pour affiner les mécanismes de régulation et de soutien au secteur.









































