À quelques jours du second tour des élections législatives, une vive polémique secoue le 5ᵉ arrondissement de la capitale. La famille d’Elie Nazaire Obiang Bekale, président de la commission électorale locale, a exprimé son indignation face aux propos jugés orduriers et diffamatoires tenus par Arsène Édouard Nkoghe Nze, candidat de l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB).
Ce dernier aurait publiquement mis en cause l’intégrité du président de la commission, l’accusant de falsification de procès-verbaux et de manipulation des résultats. Des accusations graves, formulées dans un contexte déjà tendu, qui ont provoqué une onde de choc dans l’opinion locale. La famille du président, outrée par ce qu’elle qualifie de “violence verbale gratuite”, demande que justice soit rendue et que l’honneur de leur parent soit rétabli.
Au-delà de l’émotion, cette affaire soulève des questions fondamentales sur la qualité du débat politique et le respect des institutions électorales. Dans une démocratie en construction, les accusations doivent s’appuyer sur des preuves tangibles et être portées dans les formes prévues par la loi. L’invective ne saurait remplacer le recours aux voies légales. Arsène Édouard Nkoghe Nze, au cœur de cette controverse, est désormais appelé à répondre de ses propos et à prouver la véracité de ses affirmations devant les instances compétentes.
La gouverneure de l’Estuaire s’est rendue sur place pour constater les faits et tenter d’apaiser les tensions. Mais le mal est fait : la confiance entre les acteurs du processus électoral semble fragilisée, et l’opinion publique s’interroge sur la capacité des institutions à garantir un scrutin transparent et apaisé.
Dans ce climat électrique, il est urgent que les autorités judiciaires se saisissent de l’affaire pour faire la lumière sur les faits et rappeler que le respect des personnes et des institutions est un pilier de la démocratie ce qu’Arsène Édouard Nkoghe Nze semble n’avoir pas fait. La liberté d’expression ne doit jamais servir de prétexte à la diffamation.


























