Dans la commune d’Owendo, au quartier Razel, l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (UDIS) a donné le ton de sa campagne. Le jeudi 18 septembre 2025, le candidat tête de liste aux municipales, également en lice pour les législatives, Pharel Boukika Mouketou, accompagné de sa suppléante Odile Louembet et de leurs colistiers, a présenté son projet politique devant les populations.
Cette rencontre inaugurale, organisée sous la forme d’une causerie politique, fut animée par des chants et danses, marquant une volonté d’ancrer l’action politique dans la proximité et la convivialité.
Prenant la parole, Odile Louembet a insisté sur la nécessité d’un retour à des valeurs éducatives solides : « Aujourd’hui, contrairement au passé où les enfants revenaient à la maison pour déjeuner, ils mangent partout et subissent trop d’influences extérieures négatives », a-t-elle déploré. Elle a ensuite annoncé une mesure participative inédite : « Tous les vendredis, il y aura une urne à la mairie où chacun mettra son avis sur la gestion municipale ».
Pour elle, cette ouverture démocratique doit marquer une rupture avec l’opacité qui caractérisait la gouvernance passée.

S’appuyant sur le tissu entrepreneurial de l’UDIS, qui revendique la gestion de sept sociétés, Louembet a souligné l’importance du pragmatisme économique : la création d’emplois locaux serait au cœur du programme.
Dans son allocution, Pharel Boukika a affiché une ambition claire : « Ce que nous proposons pour Owendo et le 1er arrondissement, c’est une vision neuve, une vision forte, une nouvelle offre politique », a-t-il déclaré. Il a dénoncé la gestion antérieure de la municipalité, longtemps monopolisée par une seule famille politique. « Pendant dix ans, 35 milliards de FCFA ont été votés au budget de la mairie. Nous trouvons inacceptable que, malgré ces fonds colossaux, Owendo reste marqué par des rues délabrées, des marchés insalubres et une jeunesse sans emploi », a-t-il martelé.
Pour remédier à cette situation, le candidat a mis en avant une série de réformes concrètes. La première concerne la charte locale de l’emploi, qui imposerait aux entreprises présentes dans la commune de recruter en priorité les jeunes et cadres d’Owendo : « Vous faites la richesse sur notre sol, vous avez l’obligation d’embaucher nos enfants », a-t-il insisté.

Un second axe de son projet touche à la solidarité. Boukika a rappelé l’existence de lignes budgétaires municipales destinées aux personnes vulnérables et a promis de les rendre effectives au bénéfice des jeunes filles mères, veuves et personnes handicapées. Enfin, il a défendu une innovation majeure : la concertation publique obligatoire. Selon lui, « on ne peut pas gérer une commune sans être certain que les décisions sont partagées et acceptées par la population ». Des rencontres périodiques permettraient ainsi de définir, avec les habitants, la hiérarchie des projets.
Pharel Boukika Mouketou s’est montré confiant : « Je suis heureux et surpris de l’engouement. Je présens une volonté viscérale de changement, un désir de nouveaux visages et de nouvelles pratiques. Et cette nouvelle politique, nous sommes décidés à l’incarner à l’UDIS ».


























