Ce mardi 16 septembre 2025, à l’avenue de Cointet dans le quartier Nombakélé, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Hermann Immongault, a livré devant la presse un message empreint de gravité et de solennité. Au cœur de son propos, la préparation des élections législatives et locales du 27 septembre prochain, inscrites dans un contexte politique marqué par la volonté affichée de bâtir une démocratie exemplaire..
Dès l’entame, le ministre a rappelé les orientations du Chef de l’État : « Nous avons franchi une étape historique. Maintenons ce cap », avait déclaré le Président de la République. S’appuyant sur ces instructions, Hermann Immongault a insisté sur « l’exigence et l’obligation d’exemplarité, de discipline, de crédibilité et de rigueur » dans la conduite du processus électoral.
Sur la liste électorale, il a livré des chiffres précis issus de la révision : 18 170 nouveaux électeurs, 124 472 changements de centre de vote, 234 radiations judiciaires, 383 radiations pour décès et 13 682 mises à jour de données. À ce sujet, il a prévenu que « seules les requêtes accompagnées des justificatifs exigés par le code électoral ont été retenues », soulignant le sérieux de l’opération.
Concernant les candidatures, le ministre a reconnu « un exercice ardu, marqué par des difficultés dans la centralisation et l’examen des dossiers ». Toutefois, il a rappelé que, dans un esprit inclusif, « une prorogation exceptionnelle de deux jours » avait été accordée. Le bilan est éloquent : plus de 800 candidatures validées pour 145 sièges de députés et plus de 18 000 candidatures pour 3 078 sièges de conseillers locaux.
Face à cette effervescence politique inédite, le ministre a salué « la patience, la compréhension et la foi dans la consolidation démocratique » de l’ensemble des acteurs. Conscient du défi logistique, il a annoncé des aménagements pour fluidifier le parcours des électeurs : « deux votants entreront simultanément dans le bureau, l’un pour le circuit législatif, l’autre pour le circuit local, avant d’inverser leur cheminement ».
Le ministre a également détaillé la phase de campagne, prévue du 17 au 26 septembre, encadrée par le code électoral. Celui-ci garantit la liberté et l’égalité, mais interdit « toute campagne séditieuse, diffamatoire, injurieuse, ou incitant à la violence, à la fraude ou à la désobéissance civile ». À ce propos, Hermann Immongault a mis en garde : « La vitalité et la crédibilité de notre démocratie en dépendent ».
Quant à la transparence du scrutin, il a assuré que le dépouillement se fera « bureau par bureau, en présence des représentants des partis, des candidats, des médias et des missions d’observation », annonçant par ailleurs « une nuit électorale pour une diffusion publique et continue des résultats provisoires ».
En conclusion, il a rappelé l’enjeu historique du rendez-vous du 27 septembre : « Ces élections permettront l’installation de la première Assemblée nationale de la Ve République et le renouvellement des conseils locaux, socle de la démocratie de proximité ». Et d’ajouter avec gravité : « Le 27 septembre ne sera pas seulement un jour de vote ; il sera l’illustration éclatante de la maturité démocratique de notre Nation ».


























