Le lundi 8 septembre 2025, la sous-commission « Cadre juridique et institutionnel » du Projet intégré de la transformation locale des minerais s’est réunie au Ministère de l’industrie et de la transformation locale, sous la supervision de Madame Hortense Mandja, Conseillère technique du ministre Me Lubin Ntoutoume. Cette rencontre marque une étape stratégique dans l’ambition nationale de valoriser les ressources minières, notamment le manganèse, à travers une industrialisation locale structurée.
L’objectif central de la réunion était l’examen d’une feuille de route prévisionnelle visant, à l’horizon 2029, la mise en place d’un cadre juridique harmonisé. Ce dernier devra articuler les dispositions du Code minier, du Code de l’industrie, et des législations connexes en matière d’investissement, d’environnement, d’énergie et de travail. L’enjeu est clair : créer un socle réglementaire cohérent, capable de soutenir une transformation locale compétitive et durable du manganèse et des autres minerais.
Les discussions ont également porté sur la clarification des rôles institutionnels entre les ministères, les agences publiques, les collectivités locales et les opérateurs privés. Cette coordination est jugée essentielle pour lever les incohérences actuelles et fluidifier les procédures administratives, notamment dans la chaîne de transformation du manganèse.
Par ailleurs, des mesures incitatives et de protection ont été proposées afin d’attirer les investissements, tout en garantissant l’intérêt public. Une feuille de route opérationnelle, incluant un calendrier, des étapes clés, des responsabilités définies et des indicateurs de suivi, a été esquissée, avec un accent particulier sur le développement d’unités locales de traitement du manganèse.
Les participants ont réaffirmé leur engagement à œuvrer collectivement pour bâtir un environnement propice à l’émergence d’unités industrielles locales. Cette démarche s’inscrit dans la vision gouvernementale d’une économie plus résiliente, fondée sur la transformation locale des ressources naturelles.
Au-delà des intentions, cette réunion illustre une volonté politique de structurer le secteur minier autour d’un cadre juridique robuste, catalyseur d’une industrialisation inclusive et durable.
























