Ce dimanche, dans un geste empreint de compassion et de dignité, la Première dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, s’est rendue auprès des parents de la petite Esther Ludivine Moussavou Eyang Mba, victime d’un acte d’une barbarie inqualifiable. Âgée de seulement dix ans, Esther a été violemment agressée et violée en pleine journée, avant de succomber à ses blessures à l’hôpital militaire du PK9. Son décès a plongé le pays dans une profonde tristesse et suscité une onde d’indignation nationale.
Vêtue d’un tailleur en pagne et le visage voilé, la Première dame a partagé un moment de recueillement avec les parents de la fillette, Danicka Derline Mouketou et Junior Mba Mba. Dans une atmosphère lourde de chagrin, elle a exprimé son soutien indéfectible à la famille, soulignant que « le nom d’Esther Ludivine ne doit pas s’effacer dans le tumulte des jours, mais résonner comme un appel à la justice et à la protection de nos enfants ».

Ce déplacement, loin d’être protocolaire, incarne une volonté sincère de briser le silence autour des violences faites aux enfants. Il marque également un tournant dans le discours institutionnel sur la sécurité des plus vulnérables. La Première dame a insisté sur la nécessité d’une enquête rigoureuse et transparente, afin que les
responsables soient identifiés et traduits en justice sans délai.
Au-delà de l’émotion, cette visite interpelle la conscience collective. Elle rappelle que derrière chaque drame se cache une famille brisée, une communauté meurtrie, et un pays en quête de réponses. Esther devient ainsi le visage d’une lutte urgente contre l’impunité et pour une société plus juste.
Dans le regard de la Première dame, ce dimanche, il y avait plus que de la tristesse : il y avait la promesse que cette tragédie ne serait pas oubliée. Le Gabon pleure Esther Ludivine, mais il doit aussi se relever pour que plus jamais un enfant ne tombe dans l’indifférence.

























