La Gabon oil company (GOC) vient d’inscrire une nouvelle page dans l’histoire économique et énergétique du Gabon en finalisant le rachat des actifs pétroliers de Tullow Oil pour la somme colossale de 180 milliards de francs FCFA. Cette opération, actée le 29 juillet 2025, symbolise la fin de plus de deux décennies de domination totale étrangère dans l’exploitation de certains gisements stratégiques du pays et marque un tournant vers une souveraineté énergétique pleinement assumée.
Les blocs pétroliers concernés sont Tchatamba, Simba et Walt Whitman qui représentent environ 7 % de la production nationale, soit une moyenne de 12 000 barils par jour. Leur gestion technique sera désormais assurée par Perenco, dans le cadre d’un partenariat opérationnel, tandis que la GOC conserve la propriété pleine et entière des actifs. Ce mariage stratégique entre capital national et savoir-faire international augure d’une optimisation des rendements tout en renforçant la transparence et le contrôle local.
L’implication personnelle du président Brice Clotaire Oligui Nguema dans cette acquisition, soutenue par le groupe Gunvor et validée par la CEMAC, montre l’importance politique et symbolique de ce rachat. Ce geste fort incarne une vision de patriotisme économique : celle d’un État qui reprend possession de ses ressources, affirme son indépendance industrielle, et veille à ce que chaque goutte de pétrole contribue au développement de son peuple.
Du côté de Tullow Oil, cette cession permettra une réduction significative de sa dette, estimée à 2,3 milliards de dollars, et un recentrage de ses activités sur le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Kenya.
Pour le Gabon, c’est l’heure de la consolidation. Ce rachat de la GOC, loin d’être une simple transaction financière, est une déclaration solennelle : désormais, le pétrole gabonais parle gabonais.
Dans un monde confronté à des incertitudes énergétiques croissantes, le Gabon fait le choix audacieux de la maîtrise, de la souveraineté, et de la fierté nationale.




















![Gabon – [Enseignement supérieur] Infrastructures défaillantes, textes obsolètes, dette académique : le SNEC national tire la sonnette d’alarme](https://i0.wp.com/gabonmailinfos.com/wp-content/uploads/2025/08/gabonmailinfos-snec-Gabon.jpg?fit=533%2C400&ssl=1)





