Jean Blankert Mouélé Moulé, alias « machette », un Gabonais de 27 ans. Condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour parricide après avoir tué son père à coups de machette. Le crime a eu lieu à Lébamba, et le procès s’est déroulé à la Cour d’appel judiciaire de Mouila.Après une dispute, l’accusé a violemment agressé son père avec une machette, lui infligeant des coups mortels. Il a également tenté d’agresser son frère cadet. Le mobile exact reste la colère et l’intention de faire taire son frère, suite à une dispute initiale.
Le verdict est tombé à Mouila : Jean Blankert Mouélé Moulé, surnommé « Machette », a été condamné à 20 ans de prison ferme pour le meurtre de son propre père, Jean-Philippe Mouélé Mouélé. Ce jugement met un terme à une affaire qui avait profondément choqué l’opinion publique dans le chef-lieu du département de la Louétsi-Wano. Le jeune homme de 27 ans, malgré les réquisitions du parquet qui demandaient 30 ans de réclusion, devra purger une peine conséquente pour cet acte d’une violence inouïe.
Les faits remontent à la nuit du mardi 4 au 5 septembre 2022, dans le quartier de Makombo à Lébamba. Aux alentours de 23 heures, Jean-Philippe Mouélé Mouélé rentrait d’une veillée mortuaire, ignorant le sombre dessein de son fils. Une dispute a éclaté entre père et fils. Dans un accès de fureur incontrôlable, Jean Blankert Mouélé Moulé a maîtrisé son père avant de s’acharner sur lui à coups de machette. Les coups portés aux tendons, au dos et au thorax ont été fatals, entraînant la mort de la victime sur le coup.
L’horreur ne s’est pas arrêtée là. Dans une tentative désespérée d’étouffer toute dénonciation, le meurtrier s’en est pris ensuite à son frère cadet, Yvan Mouélé. Ce dernier, grièvement blessé, n’a dû sa survie qu’à une intervention chirurgicale d’urgence à l’hôpital de Bongolo.
Lors de l’audience devant la Cour d’appel judiciaire de Mouila, siégeant en session criminelle ordinaire, le procureur général François Bouka Mombo a requis la requalification des faits en homicide volontaire, donc en parricide. Il a souligné la préméditation et la violence des actes, demandant une peine de 30 ans, tout en reconnaissant des circonstances atténuantes. La défense, représentée par Me Mihindou, a plaidé avec ferveur. Finalement, la Cour, présidée par le premier président Alain Georges Moukoko, a reconnu Jean Blankert Mouélé Moulé coupable de parricide et l’a condamné à 20 ans de réclusion criminelle, assortis d’une amende d’un million de francs CFA.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























