La scène africaine du football a vibré au rythme de sa 15ème édition de la CAN féminine 2025, qui s’est conclue ce samedi 26 juillet à Casablanca. Au terme d’une finale haletante et riche en rebondissements, le Nigéria a décroché son dixième titre, s’imposant face au Maroc sur le score de 3-2 au stade Mohammed V. Cette victoire confirme la suprématie historique des Super Falcons sur le continent, tout en marquant une étape cruciale dans l’ascension fulgurante du Maroc, finaliste pour la toute première fois.
La rencontre finale a offert un spectacle mémorable. Menées confortablement 2-0 grâce à des réalisations de Ghizlane Chebbak à la 12ème minute et Sanaa Mssoudy à la 24ème, les joueuses nigérianes ont démontré une résilience et une force mentale exceptionnelles. Leur réaction a été spectaculaire : Esther Okoronkwo a initié la remontée sur penalty à la 64ème minute, suivie par Folasade Ijamilusi à la 71ème, avant que Jennifer Echegini n’offre le coup de grâce à la 88ème minute, scellant ainsi le destin du match. Ce scénario de « come-back » épique souligne la profondeur et le talent de l’équipe nigériane, capable de surmonter l’adversité et de capitaliser sur les moments clés.
La veille, la lutte pour la troisième place de la CAN féminine 2025 avait également tenu toutes ses promesses. Au stade El Arbi Zaouli, le Ghana a validé son retour sur le podium continental en s’imposant aux tirs au but (4-3) face à l’Afrique du Sud, après un match nul (1-1). L’ouverture du score par Amanda Mthandi pour les Banyana Banyana avait mis les Sud-Africaines en bonne posture, mais un but contre son camp malheureux de Noko Matlou Dlamini à la 68ème minute a relancé le Ghana, menant à cette séance de tirs au but décisive. Ce résultat permet au Ghana de retrouver une place parmi les meilleures nations africaines, témoignant de la compétitivité du football féminin dans le pays.
Au-delà du sacre nigérian, cette CAN féminine 2025 restera gravée dans les mémoires pour avoir consacré le Maroc comme une nouvelle puissance émergente. Atteindre la finale pour la première fois est un exploit remarquable qui témoigne de la progression constante du football féminin dans le royaume. Le parcours des Lionnes de l’Atlas a captivé le public et prouvé leur potentiel pour rivaliser au plus haut niveau. L’Afrique du Sud, bien que quatrième, confirme sa présence régulière dans le haut du tableau africain.
Cette édition a donc été le théâtre d’une réaffirmation de la domination nigériane, mais surtout de l’émergence de nouvelles forces, promettant un avenir encore plus passionnant et compétitif pour le football féminin en Afrique. Les performances observées à Casablanca augurent de lendemains qui chantent pour le développement de cette discipline sur le continent.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi












































