À seulement 25 ans, Kentrell Gaulden, plus connu sous le nom de scène NBA YoungBoy, réécrit à sa manière les codes de la paternité. 13 enfants, et un 14e en route, éclosent sur la ligne chaotique de son existence fulgurante. 13, un chiffre mythique, presque mystique, que le rappeur atteint bien avant d’avoir soufflé ses 26 bougies.
Avec cette nouvelle grossesse de sa compagne actuelle, Jazlyn Mychelle — déjà mère de deux de ses enfants, Alice et Klemenza, YoungBoy entre dans la légende des géniteurs prolifiques du hip-hop, dépassant même l’emblématique Nick Cannon, père de douze enfants. Une performance qui confine à l’exploit, ou à l’inconscience, selon les observateurs.
Fruit de 10 unions différentes, sa descendance forme un arbre généalogique aux branches éclatées, symbole d’une vie sentimentale morcelée, mais intensément vécue. Sur les réseaux sociaux, la nouvelle suscite une pluie de réactions : certains admirent une virilité débordante, d’autres dénoncent une irresponsabilité criante. Entre panégyrique et satire, l’opinion se déchire.
Gracié récemment par Donald Trump, NBA YoungBoy, ne ralentit pas pour autant. Son dernier morceau, « Make America Slime Again », mêle revendication, introspection et dérision, comme une réponse poétique au tumulte médiatique. Le rappeur, funambule du chaos, continue d’avancer sur le fil ténu entre gloire et abîme.
Son parcours défie les normes et déstabilise les dogmes : comment, à 25 ans, conjuguer carrière musicale, tempêtes judiciaires et tribu familiale ? L’artiste semble puiser dans cet apparent désordre une forme de constance. Comme s’il érigeait, en dépit des controverses, une œuvre vivante, tentaculaire, mouvante : celle d’un homme qui a choisi de faire du nombre un manifeste.
NBA YoungBoy ne se contente pas d’écrire des vers. Il enfante des histoires, littéralement, et pose, génération après génération, les jalons d’une légende urbaine aux mille visages.


























